30e week-end de manifestations anti-Netanyahu
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30e week-end de manifestations anti-Netanyahu

Des milliers d'Israéliens se sont rassemblés à Jérusalem, Césarée et dans tout le pays pour protester contre le Premier ministre, qui est traduit devant les juges pour corruption

Des manifestants contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 16 janvier 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Des manifestants contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 16 janvier 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Des milliers de personnes se sont réunies aux abords de la résidence officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, samedi soir, pour la trentième semaine de manifestations dénonçant le chef du gouvernement accusé de corruption et sa gestion de la pandémie de COVID-19.

Un groupe de manifestants a défilé depuis le pont des Cordes, à l’entrée principale de la capitale, vers la place de Paris, adjacente à la résidence du Premier ministre, en empruntant la rue de Jaffa.

Des rassemblements plus modestes ont également eu lieu aux abords de l’habitation de Netanyahu, dans la ville côtière de Césarée, et sur les ponts et carrefours de tout le pays.

Alors que la campagne massive de vaccination contre le coronavirus bat son plein dans le pays, les manifestants, à Césarée, se sont rassemblés sous le slogan : « Un vaccin est nécessaire contre la corruption ».

Les Israéliens se rassemblent régulièrement depuis des mois pour dénoncer Netanyahu, réclamant sa démission en raison de son procès pour corruption dans lequel il est accusé de pots-de-vin, de fraude et d’abus de confiance. Ils critiquent également la prise en charge gouvernementale de la pandémie de coronavirus.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Netanyahu, pour sa part, n’a cessé de clamer son innocence, affirmant que les mises en examen à son encontre résultent d’un complot ourdi par ses adversaires politiques, les médias, la police et les procureurs pour l’écarter du pouvoir.

Mardi, une plainte dénonçant une législation controversée accordant au gouvernement des pouvoirs d’urgence permettant de limiter les mouvements de protestation en pleine crise du coronavirus a été examinée par la Haute-cour de justice.

La loi avait été approuvée au mois de septembre, dans le contexte d’une recrudescence nationale des cas de coronavirus. Elle interdisait aux Israéliens de s’éloigner à plus d’un kilomètre de leurs habitations pour manifester et elle exigeait des protestataires de se tenir en « capsules » respectueuses des règles de distanciation sociale – ce qui empêchait, dans les faits, la tenue de grands rassemblements devant la résidence officielle de Jérusalem, qui est au cœur du mouvement populaire contre Netanyahu.

Des manifestants contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux abords de sa résidence officielle de Jérusalem, le 16 janvier 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Une plainte avait été déposée contre la loi au mois d’octobre et la Haute-cour avait ordonné au gouvernement d’expliquer les raisons justifiant le maintien de la législation.

Après l’adoption du texte, Netanyahu avait déclaré que les restrictions avaient été décidées pour des raisons de sécurité dans un contexte de pandémie galopante, mais les critiques et les manifestants l’avaient accusé d’avoir renforcé les directives de confinement dans le but de museler ses opposants.

Toutefois, l’interdiction de manifester avait semblé n’avoir que davantage motivé les manifestants, et des dizaines de milliers de personnes avaient donc continué à se regrouper en respectant les règles de distanciation sociale dans tout le pays lorsqu’elle avait été mise en vigueur.

Le gouvernement n’a pas réimposé cette interdiction dans le cadre du renouvellement des directives de confinement en cours.

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