48h en Galilée occidentale
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48h en Galilée occidentale

D’Akko à Nahariya, la région adjacente à la Méditerranée propose une échappée parfaite avec ses hôtels et ses restaurants

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

La plage de Nahariya, sur le rivage de la ville de Galilée occidentale. (Crédit : Nati Shochat/Flash 90)
La plage de Nahariya, sur le rivage de la ville de Galilée occidentale. (Crédit : Nati Shochat/Flash 90)

Il y a la Galilée, et il y a la Galilée occidentale. Pendant des décennies, touristes et Israéliens ont rempli les villes et les villages entourant le lac de Tibériade, dans les tzimmers et les hôtels de la région du nord d’Israël.

Mais ensuite la Galilée occidentale a fait signe. Bordée par la mer Méditerranée, elle est ancrée par la ville portuaire d’Akko et la ville côtière de Nahariya, et plusieurs petites villes et villages se trouvent dans leurs environs. Comme dans la partie orientale de la Galilée, il existe plusieurs communautés alternatives, comme Klil, un village écologique, ou Mitzpe Abirim, où les familles vivent de manière rurale et distante.

Il y a des vignobles et des fromageries à visiter, et des chevaux à monter, de petits chalets et des chambres luxueuses dans des hôtels boutiques, et des plats de fruits de mer divins avec des glaces pour un trou normand.

Et il existe surtout un climat de nouvelles perspectives et d’initiatives de coexistence en Galilée occidentale, ce qui vaut toujours la peine d’être découvert.

Premier jour, direction Akko

Commencez à Akko, l’ancienne ville portuaire qui s’est fait un nom pour ses efforts d’amélioration ces dernières années. Akko accueille un opéra annuel et des festivals de théâtre, mais il est probablement mieux d’y aller en basse saison. C’est à ce moment qu’il y a plus de places de parking disponibles en bord de mer et les tables sont moins difficiles à trouver dans les meilleurs restaurants de la ville.

Vue sur la Vieille Ville d'Akko, premier arrêt d'une visite en galilée occidentale. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
Vue sur la Vieille Ville d’Akko, premier arrêt d’une visite en galilée occidentale. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Pour les fans d’histoire et d’archéologie, cela peut valoir la peine de passer du temps dans la forteresse souterraine des Croisés et la prison de l’époque du mandat britannique, mais soyez certains de revenir à l’air libre et de marcher autour de la Vieille Ville, où le marché turc rénové propose des fallafels au crabe et de la bière israélienne à la pression chez Kukushka (non casher).

Les amateurs de houmous voudront aussi tester une assiette du célèbre plat, pour lequel Akko est connu, chez Houmous Saïd, avec quelques falafels, ou tester le turc rue Yehoshafat. Pour le dessert, il y a Endomela (non casher), le salon de glace artisanale possédé par Uri Jeremias, le propriétaire du restaurant de fruit de mer Uri Buri.

Pour l’hébergement, la ville et ses environs proposent plusieurs options. La plus luxueuse est l’hôtel boutique Efendi, un ancien palais ottoman extraordinairement rénové par le restaurateur Jeremias, avec un cellier à vin de l’époque byzantine, des sols de pierre datant de l’époque des Croisades dans l’entrée, des plafonds décorés magnifiquement restaurés de l’époque ottomane, et un labyrinthe de rues venteuses et d’allées dans l’ancien quartier. Le prix des chambres commence à 400 dollars la nuit, et si vous résidez à Efendi (non casher), n’oubliez pas de passer par un hammam ottoman, où vous vous ferez masser sur une dalle de marbre chaud.

Un salon extérieur d'Efendi, luxueux hôtel boutique d'Akko possédé par le restaurateur Uri Jeremias. (Crédit : Efendi)
Un salon extérieur d’Efendi, luxueux hôtel boutique d’Akko possédé par le restaurateur Uri Jeremias. (Crédit : Efendi)

D’autres hébergements existent à Akko, dont des chambres d’hôte familiales, comme Lighthouse Suite dans la Vieille Ville, qui présente une suite avec deux chambres, une petite cuisine et une salle de bain. 850 shekels pour un couple et une nuit, petit-déjeuner compris. 052-590-8410 pour plus d’informations.

Il y a aussi Akkotel, un petit hôtel familial de la Vieille Ville avec des chambres adaptées pour quatre personnes, à 290 dollars la suite, ou 200 dollars par couple. 04-987-7100.

Pour le dîner, il y a toujours Uri Buri (non casher), qui a été fondé par Jeremias dans sa ville natale de Nahariya et a déménagé pour le port d’Akko il y a 22 ans, participant ainsi à la modification du visage du tourisme dans cette ancienne partie de la ville. Connu pour ses plats de fruits de mer uniques, avec une attention particulière pour les plats traditionnels et riches en beurre, le restaurant propose une expérience unique, avec un sashimi frais servi avec un ragoût de fruit de mer.

Il y aussi El Babur (non casher), possédé par les chefs et frères Husam et Nashat Abbas et situé juste sur la mer, avec une vue sur l’ancienne ville. Les plats sont arabes galiléens, et mélangent les légumes locaux, avec des spécialités comme l’okra, avec de la dorade ou du calamar – mashawshe, une version locale du houmous msabbaha, servi avec des têtes de calamar sur le dessus au lieu des pois chiches.

Deuxième jour, vers Nahariya

Si vous êtes à l’hôtel Efendi, le petit déjeuner est immanquable, et cela vaut la peine de choisir l’option Moyen Orient, avec des bourekas fraîches à la blette, de la halva, du tahini crémeux à étaler sur le pain frais, et une omelette. Cela vous permettra de tenir le voyage de moins d’une heure jusqu’à Nahariya, la prochaine destination.

Essentiellement connue pour son emplacement sur la mer, il y a deux nouvelles possibilités d’hébergement à Nahariya : Sea Life est un hôtel (casher) relativement nouveau situé sur la mer avec un spa réservé aux adultes et une piscine extérieure pour les mois d’été. Les suites et les chambres de l’hôtel sont bien adaptées aux petits groupes familiaux, avec des chambres intérieures et des canapés-lits pour les enfants dans le salon. Pour accéder à la plage, vous devrez cependant passer par la rue, puisque le front de mer devant l’hôtel appartient à une réserve naturelle et ne peut pas être utilisée pour nager ou jouer dans le sable.

Vue de l'entrée pittoresque de style européen de l'hôtel d'Erna Shtarkman Hotel à Nahariya, où le strudel est inclus. (Crédit : Erna Shtarkman)
Vue de l’entrée pittoresque de style européen de l’hôtel d’Erna Shtarkman Hotel à Nahariya, où le strudel est inclus. (Crédit : Erna Shtarkman)

A quelques rues de là se trouve l’hôtel familial Erna Shtarkman (casher), qui donne une impression d’auberge historique pittoresque à présent possédée par Orna Shtarkman, petite-fille du propriétaire original. Shtarkman, 32 ans, est aussi vice maire de Nahariya, et est déterminée à faire venir des familles plus jeunes et une ambiance plus moderne dans la ville de bord de mer. Soyez certains de tester le strudel aux pommes fait maison de l’hôtel, servi avec de la crème fouettée, peut-être après une baignade dans la piscine publique voisine ou un tour de la ville avec l’un des vélos prêtés par l’hôtel.

Si vous emmenez les enfants en voyage, il peut être amusant de visiter la laiterie Strauss, à Achihud, qui propose des visites d’une heure et demie en hébreu ou en anglais sur demande. Il s’agit plus de regarder des vidéos que de vraiment visiter, avec des jeux high-tech, un film et une visite de l’usine. Du chocolat est également offert, ainsi que d’autres produits pendant la visite. (Les visites sont possibles le dimanche entre 11h00 et 16h30, du lundi au mercredi de 9h00 à 16h30, le jeudi de 9h00 à 14h00. Réservations au 1-800-777-777 pour la visite, qui coûte 18 shekels par personne, à partir de six ans.)

Pour le déjeuner, dirigez-vous vers la Brioche de Nahariya (casher), possédée par le chef pâtissier formé en Belgique Hagit Stern, qui propose des brioches savoureuses et sucrées, ainsi que des salades et de délicieuses tartes aux légumes. Votre meilleur choix sera cependant de choisir un panier de pique-nique chargé de gourmandises faites maison, ainsi qu’une d’une bouteille de vin local Kishor (casher), fabriqué à Kishorit, une communauté pour adultes avec des besoins particuliers.

Un pique-nique de Brioche de Nahariya, au parc Goren, en Galilée occidentale. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
Un pique-nique de Brioche de Nahariya, au parc Goren, en Galilée occidentale. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Michal Shiloach, directrice et guide de Western Galilee Now, l’une des trois initiatives touristiques de Galilée occidentale, qui travaille comme un centre d’informations touristiques dans un espace restauré construit par le Fonds national juif dans la Vieille Ville d’Akko, aime diriger les visiteurs vers le parc Goren, un endroit calme et arboré avec des tables de pique-nique. En ajoutant une nappe fleurie fournie par Brioche sur la table, vous êtes fin prêts.

Un après-midi à Abirim

Prenez la voiture et la route 899 pour un voyage sinueux qui ressemblera un peu plus à la Suisse ou aux montagnes Pocono qu’au nord d’Israël. La route 899 est parsemée de villages bucoliques, certains arabes et d’autres juifs, et c’est une configuration qui a promu la coexistence pendant des années, ont déclaré Eyal et Edna Hefer, qui ont emménagé à Mitzpe Abirim il y a 20 ans.

Les Hefer étaient des pionniers d’un autre genre, cherchant un endroit où ils pourraient vivre et élever des chevaux et des chèvres. Eyal Hefer a travaillé pendant 10 ans à Tel Aviv dans un mouvement de jeunesse nationale, pendant qu’Edna s’occupait de leur troupeau de 100 chèvres. Elle a appris comment faire du fromage, mais son activité principale est de fournir du lait à la laiterie Strauss.

Edna et Eyal Hefer de Mitzpe Abirim, en Galilée occidentale. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
Edna et Eyal Hefer de Mitzpe Abirim, en Galilée occidentale. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Il y a plus de dix ans, Eyal Hefer a quitté son travail à Tel Aviv, et ils travaillent à présent tous les deux à plein temps sur leur propriété, qui comprend maintenant deux tzimmers à louer (petit-déjeuner inclus), s’occupant de leur terrain de camp dans la forêt qui peut accueillir 200 personnes, avec des zones séparées pour les douches, les cuisines, les repas, et un coin extérieur de la maison est dédié à une sélection de fromages de chèvre où les clients peuvent choisir un morceau du tzfatit salé et parsemé de noir d’Edna, ou du camembert moyen (non certifié casher), puis laisser de l’argent dans la boîte sur la table.

Retour à Nahariya

Rentrez à Nahariya pour la nuit, en dînant en chemin. La ville de Maalot-Tarshiha a toujours été un endroit où il est facile d’observer la coexistence à l’œuvre, où juifs et arabes vivent dans des villages voisins, en général pacifiquement et sans rancœur. Cet état de choses est peut-être plus visible dans le magasin emblématique Buza, le salon de glace qui a été ouvert par les entrepreneurs Adam Ziv et Alaa Sweetat.

Adam Ziv (à gauche) et Alaa Sweetat, propriétaires de Buza, un glacier galiléen. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)
Adam Ziv (à gauche) et Alaa Sweetat, propriétaires de Buza, un glacier galiléen. (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

Ziv, kibboutznik de la région, a appris dans plusieurs magasins de glaces en Europe et est revenu en Israël pour chercher un partenaire. Il l’a trouvé en la personne de Sweetat, qui a appris en travaillant au bistrot Aluma, le restaurant gastronomique galiléen (non casher) de Tarshiha qu’il possède à présent.

Glaces artisanales galiléennes de Buza, glacier possédé par les entrepreneurs Adam Ziv et Alaa Sweetat. (Crédit : Buza)
Glaces artisanales galiléennes de Buza, glacier possédé par les entrepreneurs Adam Ziv et Alaa Sweetat. (Crédit : Buza)

Tous deux ont créé Buza (non casher), qui signifie glace en arabe. Les parfums sont résolument galiléens, avec une attention particulière pour les noix et les fruits frais. Plus que ça, c’est une expérience de coexistence, où clients et employés sont mélangés, particulièrement à Tarshiha. Quatre magasins existent, dont un à Tel Aviv et un autre dans le kibboutz de Ziv, le kibboutz Sasa, où les clients peuvent participer à un atelier de glace.

Une douce fin pour cette aventure dans le nord.

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