8 mois d’impasse politique en Israël
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8 mois d’impasse politique en Israël

Rappel des principaux développements en Israël qui s'oriente vers un troisième scrutin législatif en moins d'un an

La salle plénière de la Knesset avant l'ouverture du Parlement, le 25 septembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)
La salle plénière de la Knesset avant l'ouverture du Parlement, le 25 septembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Rappel des principaux développements en Israël qui s’oriente vers un troisième scrutin législatif en moins d’un an, après l’échec des tentatives du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de son rival, le centriste Benny Gantz, de former un gouvernement.

Le 9 avril, les Israéliens votent lors de législatives anticipées au terme desquelles le Premier ministre Benjamin Netanyahu, du parti de droite Likud, espère se maintenir au poste qu’il occupe depuis dix ans, malgré des allégations de corruption.

Son principal opposant est l’ancien chef de l’armée Benny Gantz de la formation centriste Kahol Lavan.

Les deux partis obtiennent chacun 35 sièges sur les 120 de la Knesset. Le 17, le président Reuven Rivlin charge Benjamin Netanyahu de former le gouvernement.

Le président Reuven Rivlin (à droite) charge le Premier ministre Benjamin Netanyahu de former un gouvernement lors d’une conférence de presse à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 25 septembre 2019. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Malgré des semaines de négociations, le Premier ministre ne parvient pas à rassembler une coalition. Le Parlement est dissous le 29 mai, et un nouveau scrutin convoqué.

Le 17 septembre, les Israéliens votent pour la deuxième fois. Le Likud et la formation Kakhol lavan sont au coude-à-coude. Aucun ne parvient à franchir le seuil des 61 députés pour obtenir une majorité, même avec leurs alliés respectifs.

Le lendemain, Benny Gantz appelle à un gouvernement d’union. M. Netanyahu plaide pour un « gouvernement sioniste fort », sans la participation de « partis arabes antisionistes ».

« L’ère Netanyahu s’est achevée », déclare Ahmad Tibi, l’un des élus de la Liste arabe unie, qui s’impose comme la troisième force politique du pays, comme en 2015.

Le 22, le président israélien débute les consultations avec les partis. Il plaide pour un cabinet « stable », incluant le Likud et Kakhol lavan.

La Liste arabe unie recommande officiellement Benny Gantz comme Premier ministre.

Le chef de la formation nationaliste laïque Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, qui avait appelé à un gouvernement « d’union nationale », confirme qu’il ne recommandera personne pour le poste.

Le 25, la commission électorale publie les résultats définitifs. Kakhol lavan gagne 33 sièges, le Likud 32. Mais ni Benjamin Netanyahu, soutenu par 55 députés, ni Benny Gantz, qui rassemble 54 députés, ne sont en mesure de former un gouvernement.

Le président israélien désigne M. Netanyahu pour former le prochain gouvernement. Benny Gantz refuse de « siéger dans un gouvernement dont le chef est sous le coup d’un grave acte d’accusation ».

Le 21 octobre, M. Netanyahu renonce et laisse la voie à Benny Gantz que le président charge de former le gouvernement.

Le président Reuven Rivlin , à droite, présente à Benny Gantz, le chef de Kakhol lavan, le mandat pour former un nouveau gouvernement, après l’échec de Benjamin Netanyahu à constituer un gouvernement, à la résidence du Président à Jérusalem, le 23 octobre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le 8 novembre, M. Netanyahu obtient le ralliement de trois élus qui placent le Likud en tête à la Knesset avec 35 sièges sur 120, soit deux de plus que « Kakhol lavan ».

Le 20, Benny Gantz se dit « incapable de former un gouvernement ».

Le 21, le président Rivlin charge le Parlement de trouver un Premier ministre d’ici au 11 décembre pour sortir le pays de l’impasse.

Le même jour, le procureur général met en examen M. Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires différentes.

Le procureur général Avichai Mandelblit tient une conférence de presse au ministère de la Justice à Jérusalem annonçant sa décision d’inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 21 novembre 2019. (Hadas Parush/FLASH90)

Le Premier ministre, qui n’est pas contraint de démissionner, dénonce un « coup d’Etat » de la justice. Des opposants au sein du Likud réclament des primaires.

« Il n’y a pas de coup d’Etat en Israël », répond Benny Gantz, qui l’enjoint de « démissionner ».

Le 5 décembre, la justice annonce son intention d’inculper des proches de M. Netanyahu, notamment son avocat pour blanchiment d’argent dans une autre affaire.

Le 11 décembre, faute d’avoir pu dégager une coalition, les parlementaires donnent leur accord préliminaire à la dissolution de la Knesset et à la convocation de nouvelles législatives le 2 mars, les troisièmes en moins d’un an.

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