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À l’hôpital Hadassah de Jérusalem, le COVID touche un employé sur 10

L'hôpital ne s'effondre pas [...] mais cela rend les choses très difficiles", déclare le directeur général ; dans le pays, 7 716 employés de la santé sont en quarantaine

Personnel du centre médical Hadassah le 18 janvier 2021 (avec l'aimable autorisation du centre médical Hadassah)
Personnel du centre médical Hadassah le 18 janvier 2021 (avec l'aimable autorisation du centre médical Hadassah)

Près d’un membre du personnel sur dix de l’hôpital Hadassah de Jérusalem est atteint du coronavirus, alors que les équipes hospitalières de tout Israël sont déjà sous pression.

« L’hôpital ne s’effondre pas au point de ne plus pouvoir fonctionner, mais cela rend les choses très difficiles, en particulier avec 90 patients atteints du coronavirus et beaucoup de patients atteints de la grippe, » a déclaré mercredi au Times of Israel, le professeur Yoram Weiss, directeur général des deux hôpitaux d’Hadassah à Jérusalem, à Ein Kerem et au mont Scopus.

À l’échelle nationale, dans les hôpitaux et les cliniques communautaires, près de 8 900 membres du personnel médical sont absents du travail en raison d’une infection ou d’une exposition, dont 1 209 médecins sur les 30 000 médecins estimés en Israël et 2 540 infirmières sur les 40 000 estimées dans le pays.

À Hadassah, sur les 5 000 membres du personnel, 440 sont en isolement, presque tous en raison d’infections actives au coronavirus, a précisé M. Weiss. Les autres employés font des gardes supplémentaires, mais les patients ressentent toujours l’impact de ces absences, a-t-il indiqué.

« Pour les médecins qui sont au travail, cela représente un énorme fardeau car ils essaient de couvrir toutes les bases, et il en va de même pour les infirmières qui doivent faire beaucoup de gardes supplémentaires. Et c’est d’autant plus compliqué que de nombreuses autres personnes qui font fonctionner les hôpitaux sont confinées : administrateurs, techniciens, personnel de laboratoire et services de transport, » a déclaré Weiss.

« Les patients le ressentent, par exemple, s’ils attendent d’être admis, de sortir ou d’être transférés d’un service à l’autre, toutes choses qui prennent plus de temps que la normale. Les patients peuvent avoir le sentiment que l’hôpital travaille de manière beaucoup plus lourde que d’habitude. »

Le docteur Yuval Weiss, directeur général du centre médical Hadassah. (Yonatan Sindel/Flash90)

Actuellement, le système parvient à maintenir un service normal mais pourrait finir par réduire les interventions non essentielles si les absences du personnel continuent de s’accumuler, a déclaré Weiss, notant : « À ce stade, je pense que nous sommes en mesure de répondre, mais si le pire devait arriver, nous pourrions réduire les procédures électives. »

M. Weiss a prédit que la nouvelle politique gouvernementale réduisant la quarantaine des personnes asymptomatiques de sept à cinq jours, atténuera une partie de la pression sur le personnel, ajoutant qu’il considère cette mesure comme « totalement sûre ». Par souci de prudence, a-t-il ajouté, le personnel qui est en contact étroit avec les patients sera testé avant de reprendre ses fonctions.

« Israël est entré dans la vague tardivement, et c’est pourquoi nous pouvons fonder nos attentes sur ce que d’autres pays ont fait, avec une certaine tranquillité d’esprit », a-t-il conclu.

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