Abbas va rencontrer l’émir qatari à Doha pour parler d’élections palestiniennes
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Abbas va rencontrer l’émir qatari à Doha pour parler d’élections palestiniennes

Le Qatar a été le deuxième plus important soutien arabe de Ramallah entre janvier et septembre 2019 et entretient également des liens avec le Hamas

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, rencontre l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, à Doha, le 21 août 2014. (Crédit : Thaer Ghanem/PPO/AFP)
Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, rencontre l'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, à Doha, le 21 août 2014. (Crédit : Thaer Ghanem/PPO/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas se rendra cette semaine au Qatar pour rencontrer l’émir Tamim bin Hamad Al Thani et discuter d’éventuelles élections parlementaires et présidentielles en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est, selon un responsable palestinien dimanche.

Le Qatar, un émirat du Golfe opulent, maintient le contact avec l’Autorité palestinienne, le groupe terroriste du Hamas et Israël.

« Le président se rendra à Doha cette semaine et rencontrera probablement l’émir mardi », a déclaré Azzam al-Ahmad, membre du comité exécutif de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), au Times of Israël. « Ils parleront de la situation globale en Palestine et notamment de la question des élections. »

Un responsable du bureau d’Abbas, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a confirmé que ce dernier se rendrait au Qatar dans les jours à venir.

Fin septembre, Abbas a promis, depuis la tribune des Nations unies lors de l’Assemblée générale à New York, d’organiser des élections générales en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est.

Il a rencontré Hanna Nasser, chef de la commission centrale électorale de l’Autorité palestinienne.

De son côté, le Hamas s’est dit prêt à participer à des élections législatives et disposé à faire certaines concessions pour permettre au vote d’avoir lieu.

Les divisions intra-palestiniennes sont telles qu’aucun scrutin n’a eu lieu depuis plus de 13 ans.

Le Hamas avait remporté en 2006 les législatives, mais le groupe terroriste avait été privé de sa victoire et avait pris le pouvoir à Gaza en 2007 au prix de combats meurtriers avec le Fatah de M. Abbas.

Depuis, l’Autorité palestinienne, entité intérimaire censée préfigurer un futur Etat indépendant et dominée par le Fatah, n’exerce plus qu’un contrôle limité en Cisjordanie.

Le Parlement palestinien ne siège plus depuis 2007. Le mandat de M. Abbas a lui expiré en 2009, mais court toujours faute de présidentielles.

Le Fatah et le Hamas ont tous deux dit qu’ils ne participeraient pas à des élections qui n’incluent pas Jérusalem-Est.

Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, à droite, l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al Thani, au centre, et le dirigeant du Hamas Khaled Meshaal à Doha, le 21 août 2014. (Crédit : Thaer Ghanem/PPO/AFP)

Israël, qui a déjà autorisé des Palestiniens à voter lors d’élections de l’AP à Jérusalem-Est, sous sa juridiction, n’a pas indiqué s’il renouvellerait cette autorisation.

Un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas répondu à une demande de commentaire.

Les Accords d’Oslo, signés par Israël et l’OLP dans les années 1990, établissent un mécanisme permettant aux Palestiniens de participer aux élections à Jérusalem-Est, que l’Etat juif considère comme faisant partie de sa capitale souveraine.

Ahmad, qui est également membre de la Commission centrale du Fatah, a déclaré que le voyage d’Abbas à Qatar faisait suite à une invitation de Doha.

La dernière visite du président de l’AP au Qatar remonte à mai 2019. Il avait rencontré Tamim.

L’émirat a été le deuxième plus important soutien arabe de Ramallah entre janvier et septembre 2019, selon des documents du ministère des Finances de l’AP.

Mais les responsables de l’AP ont exprimé leur colère face aux millions de dollars injectés par Doha dans divers projets à Gaza, notamment le paiement de salaires d’employés du Hamas.

Les responsables de l’AP affirment que le Qatar n’a pas coordonné la distribution d’une grande partie de ces fonds avec eux.

Par ailleurs, Abbas a accueilli le Prince Ali bin al-Hussein, le demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie, au siège présidentiel de l’AP à Ramallah dimanche.

Ali, qui est à la tête de la Fédération jordanienne de football, est arrivé au siège présidentiel à bord d’un hélicoptère jordanien, a rapporté le site officiel de l’Autorité Wafa.

Abbas lui a décerné une médaille en « reconnaissance du rôle majeur qu’il a joué dans la promotion et le développement du sport aux niveaux local, régional et international, ses efforts pour renforcer les relations jordano-palestiniennes et son soutien à la Palestine et à sa juste cause ».

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