ADL : « Tous les Polonais n’étaient pas innocents »
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ADL : « Tous les Polonais n’étaient pas innocents »

L’organisation s’est dit "profondément déçue" après l'adoption par le Sénat polonais du projet de loi controversé concernant la Shoah

La Ligue anti-diffamation (ADL) s’est dit « profondément déçue » après l’adoption par le Sénat polonais du projet de loi controversé concernant l’Holocauste et a exhorté le président polonais à ne pas le signer.

« Malgré les assurances du gouvernement polonais, les préoccupations concernant ce projet de loi n’ont pas été suffisamment prises en compte. Nous appelons le président [Andrzej] Duda à s’abstenir de le signer jusqu’à ce que les inquiétudes des survivants de l’Holocauste soient dûment prises en compte », a déclaré Jonathan Greenblatt, dirigeant de la Ligue anti-diffamation dans un communiqué.

« Il ressort clairement de cette tentative malavisée qu’elle a pour but de faire taire certaines formes de discours concernant l’Holocauste et que beaucoup de travail reste à faire par la Pologne en termes de prise de conscience de son histoire. Il ne fait aucun doute que la Pologne a été victime des nazis et de leur occupation brutale, et tout effort visant à confondre les auteurs avec les victimes devrait être rejeté. Mais tous les Polonais n’étaient pas innocents alors que les Juifs se faisaient massacrer », a-t-il ajouté.

Le président d’ADL Jonathan Greenblatt prenant la parole lors de la conférence Never is Now à New York City,le 17 novembre 2016. (Crédit : ADL)

La loi pourrait même voir des survivants de l’Holocauste se faire emprisonner en raison de leur témoignage, a-t-il souligné.

« Cela soulève la possibilité que quiconque offre un témoignage de survivants de l’Holocauste sur les actions d’individus polonais puisse être accusé d’un crime. Cela est inacceptable et pourrait faire taire les voix des survivants et de leurs proches », a déclaré M. Greenblatt.

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