Affaiblie et enragée, la société haredi se sent abandonnée de toutes parts
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Affaiblie et enragée, la société haredi se sent abandonnée de toutes parts

Face à la frustration de la population concernant leur non-respect des règles, les Haredim, eux enhardis par une colère croissante, sont désormais une bombe à retardement politique

Haviv Rettig Gur

Haviv Rettig Gur est l'analyste du Times of Israël

La police affronte des hommes haredim pour faire respecter les restrictions contre le coronavirus, à Jérusalem, le 26 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
La police affronte des hommes haredim pour faire respecter les restrictions contre le coronavirus, à Jérusalem, le 26 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Lundi après-midi à la Knesset, le député Moshe Gafni du parti Yahadout HaTorah s’est rendu à l’estrade pour s’exprimer sur un projet de loi soumis au Parlement qui permettra à la police d’imposer de fortes amendes aux écoles qui violent les restrictions relatives au virus et même de les fermer par la force.

Il était visiblement en colère. Ses commentaires étaient brefs et précis.

« Vous ne présentez ce projet de loi que pour vilipender le public haredi ! », a-t-il scandé.

Puis, dans des commentaires qui deviendraient ensuite viraux sur les réseaux sociaux israéliens, il a ajouté : « Ce n’est pas de notre faute ! C’est de la vôtre, vous qui nous avez envoyés vivre dans des conditions de surpeuplement ! »

Le député Moshe Gafni du parti Yahadout HaTorah préside une réunion de la commission des finances de la Knesset, le 5 mars 2018. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

C’était une démonstration étonnante qui résumait la non-réponse des Haredim aux accusations, qui visent une partie de la communauté, de non-respect des règles – et à la volonté effrénée de trouver quelqu’un à blâmer.

Les violations des restrictions par les ultra-orthodoxes ne sont pas nouvelles. Le problème existe depuis des mois, diminuant parfois à mesure que les taux de contagion et les restrictions correspondantes diminuent, avant de revenir à l’ordre du jour quand la pandémie reprend avec fureur.

Mais la dernière vague de colère des Haredim dans le cadre de la lutte contre le virus a rapidement atteint son paroxysme. Ces derniers jours, de violentes émeutes ont éclaté dans les quartiers haredim alors que la police est intervenue pour imposer des restrictions sanitaires longtemps ignorées.

Dans la ville généralement calme de Bnei Brak, un bus municipal a été incendié après que de jeunes Haredim ont traîné le conducteur hors du véhicule. Des équipes de tournage, y compris une de Fox News, ont été attaquées ou ont vu leurs véhicules vandalisés dans ces mêmes zones. Les journaux télévisés israéliens ont diffusé des images de ces violences pendant plusieurs jours.

La police affronte des hommes haredim pour faire respecter les restrictions relatives au coronavirus dans le quartier de Mea Shearim, à Jérusalem, le 24 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Et face à cette montée de la violence, les dirigeants rabbiniques et politiques haredim sont restés silencieux.

La fureur des électeurs

La colère et la frustration de la population ont depuis enfiévré le débat. La Douzième chaîne, tâtant l’opinion du public, a commandé un sondage publié mardi sur la question : les Israéliens veulent-ils que les partis politiques haredim rejoignent la prochaine coalition gouvernementale ?

Parmi ceux qui se définissent comme proches du centre-gauche, 78 % préfèreraient que le prochain gouvernement n’inclue pas de partis haredim ; et seulement 5 % veulent les inclure. C’est un écart extraordinaire, mais pas vraiment inattendu. Le centre-gauche est largement issu des bastions laïcs d’Israël, des grandes villes, des kibboutzim, etc.

Le chiffre surprenant venait de l’autre côté, de la part des partisans de droite. Une majorité, 52 %, ont déclaré qu’ils ne voulaient pas non plus des partis haredim dans le prochain gouvernement. Un tiers seulement, 33 %, ont affirmé qu’ils voulaient qu’ils rejoignent la coalition.

Un bus incendié par une foule dans la ville de Bnei Brak, le 24 janvier 2021. (Crédit : Police israélienne)

Comme l’expliquait la Douzième chaîne, c’est un « changement extraordinaire », soulignant la colère contre les ultra-orthodoxes qui refusent d’adhérer aux restrictions et symbolisant la dernière itération d’amertume de longue date envers une société et un leadership qui sont perçus par de nombreux Israéliens comme s’étant taillé une existence autonome séparée de la société israélienne globale.

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Quiconque a lu les messages autant sarcastiques que vicieux sur les réseaux sociaux commentant la déclaration de Gafni a pu voir cette animosité se confirmer.

« Oui, bien sûr. J’ai envoyé les Haredim vivre dans des appartements bondés. Et leur taux de natalité ? », a ricané un commentateur, récoltant des centaines de likes.

« Désolé. Désolé, nous sommes allés à l’école, avons servi dans l’armée, travaillé, payé des impôts et n’avons jamais compris que des sangsues comme vous… » – il n’est pas nécessaire de traduire le commentaire dans son intégralité. L’essentiel est clair. Le sentiment est devenu courant sur les réseaux sociaux après le discours de Gafni.

Des hommes haredim affrontent la police pour protester contre la fermeture d’une yeshiva ouverte en violation des règles de confinement, dans la ville d’Ashdod, dans le sud d’Israël, le 24 janvier 2021. (Crédit : Flash90)

Bruyante et désespérée

Le discours de Gafni à la Knesset est survenu lors d’un débat sur un projet de loi visant à doubler le montant des amendes imposées aux écoles qui ignorent les règles de confinement. Le refus de fermer leurs portes a été considéré comme une expression du rôle fondamental de l’éducation juive dans la vie des Haredim, alors pourquoi évoquer le surpeuplement ?

Personne n’a « envoyé » les Haredim vivre là où ils vivent, comme l’a affirmé Gafni. Aucune loi n’exige qu’un pourcentage à deux chiffres de membres de la communauté refusent de rejoindre le marché du travail et s’engagent à la place dans des études religieuses à plein temps. Personne n’exige que les couples haredim fassent de nombreux enfants, alors même qu’ils prévoient de n’avoir qu’un seul parent à travailler.

Mais la préoccupation de Gafni au sujet des conditions de surpeuplement des Haredim est néanmoins un fait réel et omniprésent. La communauté a l’un des taux de natalité les plus élevés d’Israël. Dans certaines villes haredim, les familles avec 10 ou 12 enfants sont la norme. Les appartements ne sont cependant pas plus grands que dans d’autres villes.

Ces conditions de surpeuplement sont suffisamment importantes dans la vie haredi pour façonner les institutions sociales les plus élémentaires de nombreux ultra-orthodoxes.

Des écoliers haredim devant une école ouverte en violation aux règles de confinement contre la COVID-19 après sa fermeture par les forces de sécurité, dans la ville d’Ashdod, le 22 janvier 2021. (Crédit : Jack Guez / AFP)

La société haredi est, dans un sens important, fondée sur le principe qu’une grande partie des services de garde d’enfants est sous-traitée à la communauté. Nulle part ailleurs, ou du moins nulle part ailleurs en Israël, le vieil adage selon lequel il faut un village pour élever un enfant n’est plus vrai que dans la communauté haredi. Les enfants passent la plupart de leurs heures d’éveil dans un cadre communautaire et éducatif à l’extérieur de chez eux.

Un site d’information haredi a rapporté avec frustration que le bus incendié lundi par des émeutiers a brûlé pendant une heure, faisant fondre les stores d’un immeuble voisin, sans qu’aucune équipe de policiers ou de pompiers n’intervienne.

Une famille de 12 enfants voit son petit appartement de 75 mètres carrés non pas comme un espace de vie destiné à être utilisé pendant la journée, mais presque comme une sorte de grande chambre pour des individus qui passent les heures de la journée dehors.

Les confinements affectent ainsi davantage les Haredim. Il est difficile de comparer la situation pendant la crise d’une famille laïque moyenne de cinq personnes avec celle d’une famille de douze personnes – qui, en plus, évite l’usage des smartphones, de la télévision et d’Internet. L’isolement à domicile dans de telles conditions est (presque) insupportable. Les confinements répétés, et en particulier les fermetures des écoles, ont frappé particulièrement durement la société haredi.

Dans de nombreux endroits, et en toute connaissance de cause, les parents et les responsables des écoles ouvrent ainsi leurs écoles, par simple désespoir.

C’est dans ces endroits que des équipes du journal télévisé ont pu capturer des images d’élèves devant se précipiter par la porte arrière si la police arrivait.

Des enfants juifs ultra-orthodoxes de la dynastie hassidique Kretchnif portant des masques en écoutant leur professeur dans une école de la ville de Rehovot, le 10 septembre 2020. (Crédit : Yossi Zeliger / Flash90)

C’est cette violation des règles qui a poussé les députés à examiner le projet de loi qui a tant irrité Gafni, qui ferait augmenter le montant des amendes jusqu’à 10 000 shekels pour une institution qui défie le confinement, et qui donnerait à la police le pouvoir de fermer l’endroit par la force.

Et c’est au milieu d’un débat sur ce projet de loi que Gafni a pris la parole devant les caméras et a crié à l’Israël non-haredi que c’était de leur faute – « vous qui nous avez envoyés vivre dans des conditions de surpeuplement » – et que les Haredim luttaient pour respecter les règles contre le virus.

Une communauté abandonnée

Les ultra-orthodoxes estiment qu’ils souffrent beaucoup plus du virus que les Israéliens non-Haredim. Les personnes âgées de la communauté ont un taux de mortalité trois fois plus élevé que les Israéliens laïcs.

Mais si d’éminents journalistes et personnalités publiques haredim ont dénoncé les violations des règles par de nombreux membres de leur communauté, ils savent aussi que l’histoire est plus compliquée.

A LIRE : Le chef de ZAKA analyse l’attitude du monde ultra-orthodoxe face au coronavirus

Dans une vidéo diffusée très largement sur les réseaux sociaux haredim et qui a fini par atterrir dans les émissions d’information grand public, un homme haredi tente de signaler une école qui avait ouvert en violation des règles de confinement. La police lui répond que l’application de la loi dans les zones haredim est soumise à des limitations « politiques ».

Des affrontements entre des hommes juifs haredim et la police alors qu’elle tente de faire appliquer les restrictions relatives au coronavirus, à Jérusalem, le 26 janvier 2021. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Un site d’information haredi a rapporté avec frustration que le bus incendié lundi par des émeutiers a brûlé pendant une heure, faisant fondre les stores d’un immeuble voisin, sans qu’aucune équipe de policiers ou de pompiers n’intervienne. De tels incidents, et d’innombrables autres similaires, ont servi à souligner les frustrations de ceux qui estiment que les autorités ont injustement laissé la communauté face à son sort.

Ils ont également contribué au sentiment, parmi de nombreux Haredim, que leur communauté a été transformée en un bouc émissaire commode devant les frustrations de la société dans son ensemble dans le cadre de la pandémie, alors même qu’elle a été abandonnée par l’État et par les autorités, qui refusent de prendre en compte leurs besoins.

La colère contre les Haredim est réelle et grandissante. La colère ressentie par les Haredim contre le gouvernement et leurs propres dirigeants politiques est tout aussi réelle et grandit tout aussi rapidement.

Dans une interview accordée le 6 janvier à la radio israélienne, le vice-ministre des Transports, Uri Maklev, un député du parti Yahadout HaTorah de Gafni, a mis en garde contre « l’amertume envers Netanyahu » parmi ses électeurs – et envers lui et ses collègues parlementaires haredim.

Le vice-ministre des Transports, Uri Maklev, tient un masque lors d’une conférence de presse au ministère des Transports à Jérusalem, le 8 juillet 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)

« On n’a pas tenu compte des besoins du public haredi » – obligeant les familles nombreuses à s’isoler dans de petits appartements, par exemple – « et il y a un sentiment de détachement par rapport aux demandes du public haredi », a-t-il accusé.

Les Haredim « ont été humiliés et vilipendés, et l’électeur [nous] dit : ‘Vous auriez dû nous défendre beaucoup plus puissamment.’ Je ne suis pas irréprochable ici, je pense qu’il est important d’accepter la critique », a déclaré Maklev.

Cette critique n’est pas difficile à trouver. Les sondages du mois dernier ont montré une baisse lente mais régulière du soutien aux partis haredim, Shas et Yahadout HaTorah, parmi les électeurs haredim. S’ils se partageaient 16 sièges il y a un mois, ils étaient plus susceptibles d’en gagner seulement 12 ou 13 dans les sondages de la semaine dernière.

La colère haredi est devenue suffisamment puissante pour menacer l’alliance haredi avec le Likud.

Lundi, alors que la loi – soutenue par le Likud – imposant des amendes aux écoles qui enfreignent les règles avançait, Gafni de Yahadout HaTorah a été entendu à la Knesset dire à un conseiller de Netanyahu : « Qui sommes-nous, vos esclaves ? Nous avons de sérieux doutes sur ce partenariat » – celui entre les partis haredim et Netanyahu.

Les députés de Yahadout HaTorah, dont le député Moshe Gafni, deuxième à gauche, rendent visite au maire de Safed, Shuki Ohana, dans le cadre d’un événement de campagne électorale de la faction Degel Hatorah, dans la ville de Safed, dans le nord d’Israël, le 26 février 2020. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Même la réputation de rabbins du monde haredi se retrouve aussi entachée après ces 10 derniers mois.

Le Vizhnitzer Rebbe, le rabbin Yisroel Hager, l’un des dirigeants hassidiques les plus influents du pays, est suffisamment influent et son mouvement hassidique suffisamment large pour qu’il puisse avoir une place réservée sur l’ardoise du parti Yahadout HaTorah pour la Knesset. Depuis 2019, ce poste est occupé par Yaakov Tesler, député nommé par Hager.

La semaine dernière, provoquant la stupéfaction dans le pays, Hager a ordonné aux écoles de son mouvement Vizhnitz de rouvrir leurs portes malgré le confinement ordonné par le gouvernement.

Le rabbin Yisroel Hager de la dynastie hassidique Vizhnitz au mont Meron, dans le nord d’Israël, le 30 mai 2019. (Crédit : David Cohen / Flash90)

Il a fallu à peine une journée aux conseillers du rabbin pour émettre une « clarification », expliquant que leur patron ne disait pas vraiment que les écoles devaient rouvrir, mais qu’il exprimait simplement la douleur qu’il ressentait face à cette pause dans l’apprentissage.

C’était un épisode étrange. Les reportages sur l’annonce de Hager ont irrité d’innombrables Israéliens. La clarification n’a pas semblé expliquer les instructions explicites de la déclaration initiale.

A LIRE : Un épisode d’Eretz Nehederet soulève un vif débat sur la liberté d’expression

Hager n’est pas seul. Lors d’un épisode similaire il y a plusieurs mois, le rabbin Chaim Kanievsky, largement reconnu comme le sage haredi ashkénaze vivant par excellence, a émis des instructions similaires contre la fermeture des établissements d’enseignement malgré le confinement en vigueur à l’époque – seulement pour que son ordre initial présumé ne soit annulé par ses conseillers après qu’il a provoqué un tollé.

Le rabbin Chaim Kanievsky et son petit-fils Yaakov Kanievsky au domicile du sage dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, le 22 septembre 2020. (Crédit : Aharon Krohn / Flash90)

La communauté haredi, habituée depuis longtemps à se laisser dirigée par des rabbins vus comme inspirés par Dieu, se retrouve soudainement sans gouvernail dans les affres de sa crise la plus désespérée depuis des générations.

En effet, de plus en plus de Haredim commencent à se demander si les rabbins ne forment pas une partie du problème. Comme l’a dit amèrement une personnalité médiatique haredi sur Twitter, après avoir appelé au « gel des budgets pour les institutions » qui enfreignent les règles, « rien ne changera tant que le respect des rabbins et des maîtres hassidiques restera intact ».

La rue n’oubliera pas

Les partis haredim représentent des piliers clés des coalitions du Premier ministre Benjamin Netanyahu depuis 2015. Il n’est désormais plus certain qu’une majorité de partisans non-Haredim de Netanyahu souhaitent que cela reste le cas. Il n’est même plus certain non plus qu’une majorité d’électeurs haredim traditionnellement pro-Netanyahu veulent que cela reste le cas.

Le Likud ne veut pas renforcer l’application des directives par la police dans la communauté haredi maintenant, à 55 jours d’une élection au cours de laquelle Netanyahu n’a aucun espoir de conserver le pouvoir sans le soutien sans réserve du public haredi.

Pourtant, le projet de loi visant à augmenter les amendes contre les contrevenants, qui devrait être voté ce dimanche, n’est pas poussé par les laïcs ou la gauche, mais par le Likud. Netanyahu a compris l’opinion du public. Il ne peut pas non plus se permettre de perdre des électeurs non-Haredim en colère face à son application laxiste des règles dans la communauté haredi.

Un homme haredi à Jérusalem avec un masque alors qu’il se promène dans le centre-ville, le 26 janvier 2020, alors qu’Israël entre dans un troisième confinement en raison de la pandémie de COVID-19. (Crédit : Olivier Fitoussi / Flash90)

Ces récentes violations, la violence dans les rues, le sentiment que les communautés haredim trahissent la solidarité de base attendue d’elles par le reste de la société israélienne : toutes ces images et émotions se sont cristallisées en une colère anti-haredi généralisée, une colère que Netanyahu doit désormais prendre en compte alors qu’elle s’infiltre profondément parmi les partisans de droite.

La pandémie pourrait bientôt prendre fin alors que la campagne de vaccination rattrape la contagion. Mais, avec la crise sociale que la pandémie a déclenchée chez les Haredim, le fait que ni leurs dirigeants religieux ni leurs partis politiques n’aient permis de la traverser sereinement, et que ni la police israélienne ni le gouvernement qu’ils ont soutenu à maintes reprises ne soient disposés à combattre les segments anarchiques de leur société et ne parviennent à faire respecter l’ordre dans leurs rues, toutes les douloureuses conséquences survivront longtemps après la disparition du virus.

« Alors que des millions de familles et d’enfants sont enfermés chez eux et respectent le règlement, des milliers d’ultra-orthodoxes s’entassent lors d’un enterrement, la plupart d’entre eux sans masque », a fustigé sut Twitter le ministre de la Défense Benny Gantz.

« Soit on ferme pour tout le monde, soit on ouvre pour tout le monde », a-t-il ajouté, dénonçant « un faux confinement ».

Des milliers d’hommes ultra-orthodoxes assistent aux funérailles de feu le rabbin Meshulam Dovid Soloveitchik à Jérusalem, le 31 janvier 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le rabbin Meshulam Dovid Soloveitchik, décédé dimanche à l’âge de 99 ans des suites du coronavirus, était l’un des dirigeants spirituels de la yeshiva de Brisk, à Jérusalem.

Une foule d’ultra-orthodoxes a suivi le cortège funéraire à Jérusalem jusqu’à un cimetière en périphérie de la ville, sans respecter les règles de distanciation physique.

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