Affaire des « écoutes » : Paul Bismuth ne sera pas partie civile
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Affaire des « écoutes » : Paul Bismuth ne sera pas partie civile

Nicolas Sarkozy a utilisé le nom de ce franco-israélien pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog ; l'ex président est soupçonné de corruption

Nicolas Sarkozy (Crédit : Miriam Alster/Flash 90)
Nicolas Sarkozy (Crédit : Miriam Alster/Flash 90)

Paul Bismuth, dont le nom a été utilisé comme alias par Nicolas Sarkozy pour communiquer avec son avocat Thierry Herzog, a affirmé mardi à l’AFP qu’il n’était pas, et ne serait pas, partie civile dans le procès qui s’est ouvert lundi à Paris dans lequel l’ex président est soupçonné de corruption.

M. Bismuth, qui vit en Israël, s’est inscrit en faux contre des propos lundi d’un avocat, Frédérik-Karel Canoy, qui a affirmé qu’il s’était constitué partie civile.

« J’oppose un ferme démenti (…) je ne connais pas cet avocat », a-t-il dit dans une déclaration à l’AFP. « Je n’ai rien à voir avec tout cela (…) J’aspire à la tranquillité », a-t-il ajouté, en se plaignant d’être harcelé par la presse.

« J’ai réfléchi, à un moment, à cette hypothèse (de se constituer partie civile), mais je ne suis pas allé plus loin, car je ne vois pas où cela me mènerait », a-t-il dit encore.

Dans ce dossier, les juges ont décidé en septembre 2013 de placer l’ancien président sur écoute et découvert, début 2014, qu’il utilisait une ligne secrète, sous l’alias « Paul Bismuth », pour communiquer avec Thierry Herzog.

Selon l’accusation, certaines de leurs conversations ont révélé l’existence d’un pacte de corruption : Nicolas Sarkozy aurait, par l’intermédiaire de son avocat, envisagé d’apporter un « coup de pouce » à Gilbert Azibert, alors haut magistrat, pour un poste à Monaco qu’il convoitait – et qu’il n’a jamais obtenu.

En contrepartie, M. Azibert aurait fourni des informations couvertes par le secret sur une procédure engagée par l’ex-chef d’État devant la Cour de cassation en marge de l’affaire Bettencourt.

Le procès, qui s’est ouvert lundi, doit reprendre jeudi.

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