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AIEA : L’Iran reprend une cadence élevée de production d’uranium à 60 %

L'Iran a fait grimper sa production d'uranium enrichi à 60 % à environ 9 kg par mois depuis fin novembre, ce qui représente un retour au taux mensuel de 9 kg au cours du premier semestre 2023

Une vidéo diffusée par la télévision d'État de la République islamique d'Iran, IRIB, montre diverses centrifugeuses, le dimanche 11 avril 2021, à l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz en Iran. (IRIB via AP, File)
Une vidéo diffusée par la télévision d'État de la République islamique d'Iran, IRIB, montre diverses centrifugeuses, le dimanche 11 avril 2021, à l'installation d'enrichissement d'uranium de Natanz en Iran. (IRIB via AP, File)

L’Iran est revenu ces dernières semaines à un rythme de production d’uranium enrichi à 60 % similaire à celui du début de l’année, poursuivant son escalade nucléaire, a indiqué mardi l’AIEA.

« Le pays a augmenté sa production d’uranium hautement enrichi au cours des dernières semaines, alors qu’il avait ralenti le rythme depuis le milieu de l’année 2023 », a déclaré l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un communiqué.

L’Iran a fait grimper sa production d’uranium enrichi à 60 % à environ 9 kg par mois depuis la fin du mois de novembre, ce qui « représente une augmentation par rapport aux quelque 3 kg produits par mois depuis juin et un retour au taux mensuel de 9 kg au cours du premier semestre 2023 », a-t-elle précisé.

Le ralentissement du rythme de production à 60 %, un seuil proche des 90 % nécessaires pour fabriquer une bombe atomique, avait été vu par des experts comme un geste, alors que des pourparlers informels avaient repris avec les Etats-Unis.

Ces derniers mois, l’animosité est cependant remontée d’un cran avec le conflit entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, que Washington et Téhéran s’accusent mutuellement d’aggraver.

En novembre, un rapport confidentiel de l’AIEA consulté par l’AFP indiquait que les stocks d’uranium enrichi en Iran dépassaient de 22 fois la limite autorisée par l’accord international de 2015 encadrant les activités atomiques de Téhéran, en échange d’une levée des sanctions internationales.

Des centrifugeuses dans l’installation d’enrichissement d’uranium de Natanz près de Natanz, en Iran, le 5 novembre 2019. (Crédit : Organisation iranienne de l’énergie atomique via AP/Dossier)

L’accord a volé en éclats à la suite du retrait de Washington en 2018 décidé par le président américain de l’époque, Donald Trump.

Son successeur Joe Biden a tenté de le ranimer via des discussions menées à Vienne, mais elles sont au point mort depuis l’été 2022.

L’Iran, qui s’est rapproché de Moscou depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine, a par ailleurs exclu des inspecteurs de l’AIEA et débranché des caméras nécessaires à la surveillance de son programme nucléaire.

Il enrichit à des niveaux loin du plafond fixé par la communauté internationale à 3,67 %, équivalant à ce qui est utilisé dans les centrales nucléaires pour la production d’électricité.

En novembre, il disposait de 567,1 kg enrichis à 20 % et de 128,3 kg à 60 %. Soit plus de trois fois la matière en théorie nécessaire pour fabriquer une bombe atomique, à un niveau de 90 %.

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