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Ambassades et consulats israéliens en compétition pour être le plus vert

Les missions seront classées chaque année selon leurs performances écologiques, qu'il s'agisse de recyclage, d'efficacité énergétique ou de sensibilisation de la communauté locale

Projet d'horticulture pour petits exploitants - un programme de coopération conjoint entre le programme MASHAV du ministère des affaires étrangères, l'USAID et le ministère éthiopien de l'agriculture. (Crédit : MASHAV)
Projet d'horticulture pour petits exploitants - un programme de coopération conjoint entre le programme MASHAV du ministère des affaires étrangères, l'USAID et le ministère éthiopien de l'agriculture. (Crédit : MASHAV)

GLASGOW, Écosse – Le ministère des Affaires Etrangères a lancé mardi une norme verte innovante que son siège de Jérusalem et ses 108 missions à l’étranger devront respecter.

Dévoilée lors de la conférence des Nations unies sur le climat, cette norme obligera chaque ambassade et consulat à obtenir au moins 60 points sur un maximum de 100.

Pour encourager la concurrence, les missions seront classées chaque année sur la base de leurs références écologiques.

Un prix sera décerné aux gagnants, mais la nature précise de ce prix n’a pas encore été déterminée.

Cette initiative, qui est l’œuvre de Yaron Reuveni, du département des opérations du ministère des Affaires Etrangères, et de l’ambassadeur Gideon Behar, envoyé spécial d’Israël pour le climat, devrait profondément modifier non seulement la manière dont les missions se gèrent en interne, mais aussi la manière dont elles agissent pour sensibiliser les communautés dans lesquelles elles sont stationnées à l’environnement et à la crise climatique.

« La crise climatique est le problème et le défi le plus important auquel le monde est confronté », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid. « Je suis très fier de la mobilisation du ministère des Affaires étrangères pour la diplomatie verte. C’est la bonne décision, tant sur le plan moral que politique. »

Les points sont répartis en huit catégories, allant de l’achat de fournitures vertes et du traitement des déchets par la réduction, la réutilisation et le recyclage à l’efficacité énergétique et hydrique, en passant par le transport, le travail dans la communauté locale et la résidence de l’ambassadeur.

Chaque catégorie est divisée en sous-clauses énumérant les mesures obligatoires et facultatives.

La catégorie relative aux transports, par exemple, rend obligatoire l’encouragement des transports publics, mais offre également des points facultatifs pour la réduction de l’utilisation des voitures à moteur à combustion, l’organisation de transports collectifs pour le personnel et l’incitation à se rendre au bureau à vélo, ou du moins à partager le trajet.

Sur les 60 points minimum, 31 sont obligatoires.

Toutes les missions devront désigner un membre du personnel chargé de la mise en œuvre de la norme verte, les étapes permettant d’obtenir les points étant intégrées dans les plans de travail annuels.

Les responsables espèrent que la norme sera adoptée par d’autres ministères israéliens et d’autres organisations à l’étranger, allant des ministères aux entreprises.

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