Amir Peretz ne se présente pas à la présidence
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Amir Peretz ne se présente pas à la présidence

Le politicien chevronné, ministre de l'Economie par intérim, se retirera de la fonction publique dès qu'un nouveau gouvernement sera investi

Le ministre de l'Economie Amir Peretz à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l'Economie Amir Peretz à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Economie Amir Peretz, l’un des principaux candidats à la succession de Reuven Rivlin à la présidence cet été, a annoncé mercredi qu’il se retirait de la course, quittant ainsi la sphère politique après des décennies en tant que député, ministre et syndicaliste.

Cette décision signifie qu’il y a maintenant deux principaux candidats à la présidence : le chef de l’Agence juive, Yitzhak Herzog, lui-même ancien dirigeant du Parti travailliste et fils du sixième président d’Israël, Chaim Herzog, et Miriam Peretz, éducatrice et militante, devenue une figure publique de premier plan après avoir perdu deux fils soldats dans les batailles du Liban et de Gaza.

Herzog était pressenti comme le candidat principal avant même l’annonce d’Amir Peretz.

Le président israélien, dont les attributions sont essentiellement honorifiques, mais qui a le pouvoir de charger des candidats de former un gouvernement et d’accorder des grâces, est élu tous les sept ans lors d’un vote à bulletin secret effectué auprès des 120 membres de la Knesset.

« En tant que personne dont le nom a été fréquemment évoqué dans le cadre de la prochaine course à la présidence, je tiens à annoncer qu’après avoir soigneusement étudié la question, j’ai décidé de ne pas me présenter à ce poste », a écrit Peretz dans un message publié sur Facebook.

Il a ajouté que lorsqu’un nouveau gouvernement sera investi et qu’il sera remplacé au poste de ministre de l’Economie, il quittera la politique et la fonction publique.

« Lorsque je terminerai mon mandat actuel, je voudrais m’engager dans de nouvelles voies et consacrer plus de temps à ma famille proche, ce qui a été très difficile pour moi pendant mes 37 années de service public », a-t-il écrit, remerciant le public et les politiciens pour leur soutien.

Peretz, 69 ans, a dirigé le Parti travailliste jusqu’en janvier. Il a alors annoncé qu’il ne se présenterait pas à la Knesset lors des élections de mars, alors que sa décision de rejoindre le gouvernement dirigé par Netanyahu, après avoir juré de ne pas le faire, a été vivement critiquée et que les sondages montraient que le Parti travailliste ne parviendrait pas à entrer à la Knesset. À l’époque, il était le député le plus ancien, ayant siégé sans interruption depuis 1988, à l’exception d’une pause de trois mois à la fin de 2012.

Peretz a été remplacé par Merav Michaeli, qui a réussi à obtenir sept sièges pour le parti lors des élections.

Amir Peretz, alors président de la Histadrout, avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avril 1997. (Archives photographiques Yaakov Saar/GPO)

Il a été maire de Sderot de 1983 à 1988, et a dirigé l’organisation syndicale Histadrout entre 1995 et 2005. Au fil des ans, il a été ministre de la Défense, ministre de la Protection de l’environnement et chef de l’opposition.

Dans sa publication sur Facebook, Peretz a déclaré qu’il avait « eu l’honneur de contribuer à la sécurité, à la société et aux travailleurs d’Israël. J’ai l’intention de donner de moi-même au profit du public israélien, où que je sois. »

Il a conclu sa publication en souhaitant bonne chance aux candidats à la présidence, disant qu’à la lumière de la crise politique prolongée actuelle, ils auront « beaucoup de travail à faire pour la réconciliation nationale et la guérison qui est si nécessaire en ce moment. »

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