Amir Peretz quitte le parti travailliste pour rester ministre
Rechercher

Amir Peretz quitte le parti travailliste pour rester ministre

Le ministre des Affaires sociales, Itzkik Shmuli, devrait lui emboîter le pas

Le ministre de l'Economie Amir Peretz à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de l'Economie Amir Peretz à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’ancien leader du parti Travailliste, Amir Peretz, a annoncé mardi qu’il quittait la faction de centre-gauche pour pouvoir continuer à assumer son poste de ministre au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Cette initiative survient après la victoire de Merav Michaeli lors des primaires pour la direction de la formation qui ont eu lieu dans la journée de dimanche. La nouvelle dirigeante a fait savoir que le parti quittait immédiatement la coalition, ce qui a obligé Peretz et le ministre des Affaires sociales, Itzik Shmuli, à choisir entre leurs fonctions ministérielles et leur adhésion à la formation.

Peretz a choisi de rester au gouvernement et il a quitté le parti Travailliste pour la troisième fois de sa carrière politique. Les deux dernières fois, il avait rejoint une autre formation mais cette fois-ci, Peretz ne prévoit pas de se présenter aux élections du mois de mars à la Knesset et il souhaiterait plutôt présenter sa candidature à la présidence.

Selon la chaîne Kan, Shmuli devrait suivre l’exemple de Peretz en démissionnant de la formation pour rester ministre. Il n’a pas encore annoncé s’il prévoyait de rejoindre un autre parti avant le prochain scrutin.

La nouvelle dirigeante du Meretz Merav Michaeli prononce un discours après avoir remporté les primaires à la présidence du parti, le 24 janvier 2021. (Capture d’écran : Facebook)

A travers toute la campagne électorale précédente, les Travaillistes – qui s’étaient présentés sur une liste conjointe aux côtés du Meretz de gauche et de Gesher, une faction de centre-droit – avaient insisté sur le fait qu’ils ne serviraient jamais dans un gouvernement qui serait placé sous l’autorité de Netanyahu. Peretz avait même rasé sa moustache emblématique afin de demander aux téléspectateurs, au cours d’une interview diffusée à la télévision, de « lire sur ses lèvres » sa promesse de rejeter toute perspective de collaboration avec le chef du Likud.

Mais il était rapidement revenu sur ce serment et il avait décidé de rejoindre le bloc Kakhol lavan au sein du gouvernement d’unité qui s’est finalement effondré après sept mois. Alors que Peretz avait entraîné Shmuli avec lui dans le gouvernement, Michaeli — qui était restée la seule députée Travailliste à la Knesset – avait refusé de le suivre.

Dans sa lettre de démission, Peretz a déclaré que quitter le gouvernement nuirait à l’équilibre du pouvoir au sein de la coalition actuelle et au détriment du bloc centriste. Il a affirmé que Benny Gantz, dirigeant de Kakhol lavan, lui avait donc demandé de rester.

Peretz, dans son annonce, a aussi accusé Michaeli d’avoir mené une « campagne de haine » à son encontre, sans donner de détails.

Il sera remplacé au Parlement israélien par l’ancien législateur du Meretz Ilan Gilon. Si Shmuli abandonne aussi la formation, sa place à la Knesset sera reprise par l’ex-député travailliste Omer Barlev.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...