Israël en guerre - Jour 263

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Amir Yaron accepte un second mandat après le feu vert de Netanyahu et de Smotrich

La décision de prolonger le mandat du chef de la Banque d'Israël doit encore être présentée au cabinet pour un vote ; l'Association israélienne des fabricants salue cette annonce

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le gouverneur de la Banque centrale d'Israël, Amir Yaron, s'exprimant lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 11 avril 2022. (Crédit : Yonathan Sindel/Flash90)
Le gouverneur de la Banque centrale d'Israël, Amir Yaron, s'exprimant lors d'une conférence de presse à Jérusalem, le 11 avril 2022. (Crédit : Yonathan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Finances Bezalel Smotrich ont accepté de prolonger le mandat du gouverneur de la Banque d’Israël, Amir Yaron, de cinq ans après des mois de spéculation.

La décision de conserver Yaron à ses fonctions à la fin de son mandat, le 23 décembre, doit être présentée au cabinet pour approbation lors de sa prochaine rencontre de session, ont fait savoir Netanyahu et Smotrich dans un communiqué conjoint.

Une initiative qui survient après de nombreux doutes sur la possibilité que Netanyahu puisse recommander le maintien de Yaron à son poste pendant encore cinq ans. Le chef de la Banque d’Israël a, en effet, critiqué certaines actions entreprises par son gouvernement.

Suite à l’annonce faite par les deux hauts-responsables, Yaron a accepté l’offre et il a remercié pour leur confiance Netanyahu et Smotrich.

« Nous avons de nombreuses tâches importantes qui nous attendent dans le secteur économique et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour les effectuer de manière efficace et professionnelle au bénéfice de l’économie et du pays », a commenté Yaron.

Des économistes de premier plan – avec parmi eux d’anciens responsables de la Banque d’Israël et du ministère des Finances, ainsi que des acteurs du marché financier – ont, ces dernières semaines, exhorté le gouvernement à prolonger son mandat, considérant l’homme comme une personnalité stabilisatrice, a fortiori dans une période de guerre difficile pour la nation.

Vue des bureaux principaux de la Banque d’Israël, à Jérusalem, le 31 mars 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Avec le début des combats déclenchés par l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre, qui a fait plus de 1 200 morts – le plus grand nombre de victimes jamais enregistré en Israël –, Yaron avait rassuré les investisseurs le mois dernier en leur disant qu’il resterait en fonction au moins jusqu’à la fin de la période d’urgence actuelle pour aider à relever les défis de l’économie d’Israël en temps de guerre.

Dans la première semaine du conflit, la Banque, avec Yaron à sa tête, avait annoncé un plan visant à vendre 30 milliards de dollars sur le marché des changes pour aider à atténuer les mouvements particulièrement brusques qui survenaient dans le cours des devises. Grâce à ce programme, la Banque centrale avait été en capacité d’intervenir sur le marché et de vendre 8,2 milliards de devises étrangères au mois d’octobre pour déjouer la forte dépréciation du shekel.

Depuis le début du mois, la devise locale a récupéré de toutes les lourdes pertes subies au mois d’octobre, et elle s’échange actuellement à environ 3,72 shekels contre le dollar américain. Le taux shekel-dollar était de 3,86 shekels avant le 7 d’octobre.

Ron Tomer, le président de l’Association israélienne des fabricants, a salué la décision prise de prolonger le mandat de Yaron.

« Le gouverneur a bien piloté l’économie au cours de son premier mandat », a dit Tomer dans une déclaration. « Nous sommes heureux qu’il puisse continuer à être l’adulte responsable à la barre économique de la Banque d’Israël pendant les années à venir, ce qui contribuera à la stabilité, à la certitude et ce qui permettra à la coopération fructueuse avec le secteur privé de continuer. »

Dans les semaines qui avaient précédé le déclenchement de la guerre, l’incertitude était grande quant à la question de savoir si Yaron briguerait un nouveau mandat et si les législateurs entendraient le maintenir à son poste.

Yaron, qui avait pris ses fonctions de gouverneur en 2018, a critiqué la refonte du système judiciaire proposée par le gouvernement au début de l’année. Plus récemment, l’institution a fustigé le plan budgétaire de guerre du gouvernement pour faire face aux coûts des combats en cours contre le Hamas.

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