Antisémitisme : Le parquet de Toulouse fait appel de la relaxe d’un imam
Le 14 septembre, le tribunal correctionnel de Toulouse avait relaxé Mohamed Tataïat, l'imam de la mosquée En Nourr
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Le parquet de Toulouse a fait appel de la relaxe de l’imam d’une mosquée de l’agglomération toulousaine jugé pour « incitation à la haine raciale » après un prêche en arabe diffusé sur les réseaux sociaux, a-t-on appris mardi.
Le 14 septembre, le tribunal correctionnel de Toulouse avait relaxé Mohamed Tataïat, l’imam de la mosquée En Nourr, dans le quartier d’Empalot, considérant dans son délibéré que « l’infraction n'(était) pas caractérisée ».
Selon le texte traduit lors de l’enquête, l’imam, 58 ans, avait cité dans un prêche en arabe du 15 décembre 2017 un hadith proclamant : « Le jour du jugement ne parviendra que quand les musulmans combattront les Juifs, le Juif se cachera derrière l’arbre et la pierre, et l’arbre et la pierre diront : ‘Oh musulman, oh serviteur de Dieu, il y a un Juif derrière moi, viens et tue-le, sauf Algharqada, qui est l’un des arbres des Juifs.' »
En 2018, le parquet de Toulouse avait ouvert une enquête préliminaire après avoir reçu un signalement visant une vidéo dans laquelle on pouvait voir ce prêche.
« Nous sommes à Toulouse qui a connu un attentat où des enfants ont été tués », avait indiqué en juin dans son réquisitoire la représentante du parquet, Mme Alix-Marie Cabot-Chaumeton, en référence aux élèves de l’école juive Ozar Hatorah tués par Mohamed Merah en 2012, avant de réclamer six mois d’emprisonnement avec sursis à l’encontre de l’imam.
La vice-procureure avait estimé que « l’intention de la provocation à la haine apparai(ssait) caractérisée », soulignant que M. Tataïat, « une autorité morale » pour sa communauté, aurait dû accompagner ses propos d’éléments de contexte et d’explication.
L’imam a été détaché en France par le ministère algérien des Affaires religieuses qui le rémunère, d’abord à la Grande Mosquée de Paris de 1985 à 1986, puis à Toulouse en 1987.
Près d’une dizaine d’associations se sont portées partie civile dans ce dossier dont la Licra, le Crif ou SOS racisme.
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