Après l’attaque de l’HyperCacher, ils ont décidé de vivre en Israël
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Après l’attaque de l’HyperCacher, ils ont décidé de vivre en Israël

Il y a 3 ans, l'attentat mené contre le magasin alimentaire causait la mort de 4 personnes et le départ d'un grand nombre de Juifs de France en Israël

Des gardes républicains devant l'HyperCacher de la porte de Vincennes, avant une cérémonie commémorant le 2e anniversaire de l'attentat mortel contre le magasin, le 5 janvier 2017. (Crédit : Christophe Archambault/AFP)
Des gardes républicains devant l'HyperCacher de la porte de Vincennes, avant une cérémonie commémorant le 2e anniversaire de l'attentat mortel contre le magasin, le 5 janvier 2017. (Crédit : Christophe Archambault/AFP)

Dans la continuité des hommages rendus trois ans après l’attentat de l’HyperCacher, la presse française se penche sur le sort des Juifs de France depuis cet événement tragique survenue un vendredi et qui causa la mort de quatre personnes – Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham.

Francetvinfo est allé à la rencontre d’un couple ayant réalisé son alyah suite à l’attentat survenu le 9 janvier 2015.

Benjamin et Sarah, pourtant devenus depuis peu propriétaires d’une maison à Pavillon-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, ont décidé de quitter la France pour Israël, à l’instar de 7 000 autres juifs de France dans les mois suivant l’attaque.

L’attentat a été le « choc » qui a convaincu Sarah, jeune dentiste de 26 ans, de partir. Suite à l’attentat elle raconte, toujours à Francetvinfo, avoir eu « peur d’aller faire les courses au magasin casher à côté de chez [elle] »: « Si quelqu’un de louche entrait, je posais toutes mes courses et je partais en courant.

Mais l’idée était présente dans la tête de son époux depuis longtemps déjà :

« Je sentais plus une atmosphère, c’était pesant, se souvient Benjamin. Combien de fois on est passé dans une zone pavillonnaire – même pas des HLM – avec des jeunes qui disent : ‘Ici, c’est Gaza, tu n’es pas chez toi !’… Parce que je sortais avec la kippa pour aller à la synagogue. Ça faisait peur, surtout avec le petit. Il y a des milliers et des milliers de situations comme celle-ci. »

Pour convaincre leur entourage, dont une partie était réticente face à leur départ, Sarah expliquait : « Pour rigoler, je leur disais : ‘Quitte à mourir, je préfère mourir au soleil.’, raconte Sarah. Nous, ici, on a toujours été en guerre en Israël et on est plus ou moins préparés à cela. On a des soldats qui peuvent nous défendre. »

Après l’attentat de l’HyperCacher, les chiffres de l’alyah ont augmenté de 10%, pour atteindre 7 000 départs en 2015. En 2017, le nombre de départ aurait atteint le nombre de 3 500, soit 1 200 départs de plus qu’en 2011 et 2012, des années qui précédent la hausse spectaculaire de 2014-15, qui avait atteint près de 8 000 départs en un an.

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