Arkia contraint d’annuler tous ses vols au départ d’Aqaba
Ces annulations sont dues à un "changement de politique jordanien de dernière minute" ; des centaines de personnes se retrouvent bloquées
Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

La compagnie aérienne israélienne Arkia Israeli Airlines a été contrainte d’annuler jusqu’à nouvel ordre toutes ses opérations au départ de l’aéroport d’Aqaba Airport, en Jordanie, après un changement soudain de politique des autorités locales, laissant des centaines de voyageurs israéliens contraints de modifier leurs plans ou de rentrer chez eux.
Selon Arkia, les autorités jordaniennes ont décidé de manière inattendue de ne pas approuver certains vols au départ de cet aéroport, que la compagnie opère en affrétant des avions européens. Cette décision soudaine a laissé dimanche des centaines de passagers, qui devaient quitter Aqaba à destination de Bangkok ou de plusieurs villes européennes, bloqués sur place.
Les passagers prévus sur les vols vers Bangkok seront redirigés. Ils quitteront Aqaba à bord de deux vols affrétés cet après-midi par Amman à destination de Larnaca, à Cyprus, où ils embarqueront ensuite sur des correspondances vers Bangkok plus tard dans la journée.
Les voyageurs du vol Arkia qui devait relier Aqaba à Athènes seront quant à eux transférés vers l’aéroport de Taba International Airport, en Egypt. Des représentants de la compagnie les attendent à la sortie du terminal d’Aqaba afin de les conduire en bus jusqu’à Taba, d’où le vol pour Athènes devrait décoller à 17 heures.
Un autre vol Arkia à destination de Budapest a été annulé. Les passagers déjà arrivés à l’aéroport d’Aqaba seront reconduits en navettes jusqu’au poste-frontière terrestre avec la Jordanie.
Le vol Arkia à destination de Rome, prévu à 21 h 20, a également été annulé. La compagnie demande aux passagers de ne pas se présenter au poste-frontière israélien avec la Jordanie.
Avec la suspension des opérations d’Arkia depuis Aqaba, les autorités jordaniennes semblent privilégier les transporteurs locaux au détriment des compagnies étrangères.
Ces derniers jours, Arkia avait commencé à transférer une partie de ses vols au départ d’Israël vers les aéroports d’Aqaba et de Taba, en Égypte, afin d’offrir une alternative à l’aéroport Ben Gurion Airport, à Tel Aviv, en raison des restrictions de l’espace aérien israélien dans le contexte de la guerre avec l’Iran.
Ces deux aéroports se trouvent à proximité des postes-frontières terrestres entre Israël, la Jordanie et l’Égypte, où des milliers d’Israéliens ont été vus faisant la queue ces derniers jours à l’approche de la fête de Pessah, qui débute ce mercredi soir.







