Arthur dénonce à nouveau l’antisémitisme qu’il subit
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Arthur dénonce à nouveau l’antisémitisme qu’il subit

L'animateur raconte l'évolution de l'antisémitisme constant qu'il a subi depuis le début de sa carrière à la télévision

Arthur (Crédit : Facebook/Arthur)
Arthur (Crédit : Facebook/Arthur)

Dans une longue interview Jacques Essebag, 51 ans alias Arthur, animateur-star de la télévision française se révèle un personnage « étonnant » pour nos confrères du Point : « Pendant deux heures, il a abordé avec sérieux l’antisémitisme, la télé d’aujourd’hui, les banlieues, la réussite, l’argent… ».

Déjà en 2016, lors de son passage au Grand Journal Arthur avait dénoncé l’impact des réseaux sociaux et notamment de Twitter dans la banalisation des discours haineux.

« Je vous invite à suivre mon compte Twitter pendant l’une de mes émissions de télé, vous allez voir ce que c’est la haine, » expliquait-il.

Au journaliste du Point, il conseille : « Si cette interview est publiée sur Internet, je vous invite à lire plus bas les commentaires de certains lecteurs pour mieux comprendre ce dont je parle… ».


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Il explique avoir rencontré l’antisémitisme à 25 ans, « un antisémitisme de ‘souche’, reliquat de la Seconde Guerre mondiale, bien ancré à droite. Celui des fantasmes : les juifs sont partout, les banques, les médias… Je recevais un peu de courriers avec des lettres découpées, le vrai corbeau pétainiste ».

Aujourd’hui l’antisémitisme auquel l’animateur est confronté est situé « bien plus à gauche, dit-il, bien plus communautaire, c’est celui d’une génération sournoise qui veut nous faire croire qu’il y a une différence entre anti-sionisme et antisémitisme… Mais, bizarrement, pas de différence entre Israël et moi. »

Depuis la prise de position officielle du président Emmanuel Macron, renouvelant publiquement son affirmation qu’anti-sionisme et antisémitisme ne sont que les deux faces d’une même pièce (« l’anti-sionisme est la forme réinventée de l’antisémitisme, » a-t-il affirmé lors de la dernière commémoration de la rafle du Vel’ d’hiv’) le débat sur la question reste très vif en France.

Il regrette également le manque de subtilité dans le discours sur le conflit israelo-palestinien.

« L’instrumentalisation de toute une génération, à qui on a dit : ‘Les juifs, c’est Israël’. Et Israël, c’est les ‘méchants’ contre les ‘gentils’ Palestiniens. Un seul point de vue, aucun juste milieu ».

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