Assassinat d’un scientifique iranien du nucléaire : des précédents
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Assassinat d’un scientifique iranien du nucléaire : des précédents

Un rappel de précédentes attaques contre des scientifiques iraniens travaillant dans le domaine nucléaire depuis dix ans

Cette photo de l'agence de presse semi-officielle Fars montre les lieux de l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh à Asbard, une petite ville de l'est de la capitale de Téhéran, le 27 novembre 2020. Insert : Mohsen Fakhrizadeh. (Crédit : Agence de presse Fars via AP)
Cette photo de l'agence de presse semi-officielle Fars montre les lieux de l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh à Asbard, une petite ville de l'est de la capitale de Téhéran, le 27 novembre 2020. Insert : Mohsen Fakhrizadeh. (Crédit : Agence de presse Fars via AP)

Plusieurs scientifiques iraniens travaillant dans le secteur nucléaire ont été tués ces dix dernières années lors d’attaques ciblées attribuées par Téhéran à Israël, à l’instar du scientifique de haut rang assassiné vendredi près de Téhéran.

L’Iran a accusé Israël d’avoir joué un « rôle » dans la mort de Mohsen Fakhrizadeh, chef du département recherche et innovation du ministère de la Défense, prévenant qu’une « vengeance terrible » attendait les personnes impliquées dans ce que Téhéran a qualifié « d’acte terroriste ».

Rappel de précédentes attaques contre des scientifiques iraniens travaillant dans le domaine nucléaire depuis dix ans.

– En janvier 2010, le scientifique nucléaire Massoud Ali Mohammadi est assassiné dans la capitale iranienne. Ce physicien de renom qui enseignait à l’université de Téhéran et qui travaillait également pour le Corps des Gardiens de la Révolution (Pasdaran, élite des forces armées iraniennes), est tué par l’explosion d’une moto piégée alors qu’il sortait de son domicile.

L’attentat est rapidement attribué aux services du renseignement israéliens et américains par plusieurs dirigeants et médias officiels iraniens.

Téhéran avait déjà accusé en décembre 2009 les Etats-Unis et Israël d’avoir enlevé le physicien nucléaire Shahram Amiri, disparu en mai de la même année.

Photo d’illustration : Le drapeau iranien flotte sur l’usine nucléaire iranienne de Bushehr, le 10 novembre 2019. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

– En novembre 2010, deux physiciens jouant un rôle important dans le programme nucléaire iranien sont visés à Téhéran par deux attentats à la bombe, attribués par l’Iran à Israël et aux Etats-Unis. L’un d’eux, Majid Shahriari, est tué.

En pleine crise sur la question nucléaire iranienne, cinq scientifiques iraniens ont été victimes d’attentats à Téhéran entre 2010 et 2012. L’Iran a accusé l’Agence centrale du renseignement américaine (CIA) et le Mossad (les renseignements extérieurs israéliens) d’être derrière ces assassinats.

Des inspecteurs de l’AIEA et des techniciens iraniens à la centrale nucléaire de Natanz, le 20 janvier 2014.
(Crédit : Irna/AFP/Archives Kazem Ghane)

– Le 12 novembre 2011, l’explosion d’un dépôt de munitions des Gardiens de la Révolution dans la banlieue de Téhéran fait au moins 36 morts, dont le général Hassan Moghadam, responsable des programmes d’armement des Pasdaran. Selon le Los Angeles Times, l’explosion est due à une opération menée par les Etats-Unis et Israël contre le programme nucléaire iranien.

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