Attentat de la rue Copernic : mobilisation au Canada pour le seul suspect
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Attentat de la rue Copernic : mobilisation au Canada pour le seul suspect

Hassan Diab, qui est suspecté d'avoir confectionné l'engin explosif, est en détention depuis son extradition du Canada en 2014

Cette photo prise le 24 mai 2016 montre à Hassan Diab qui a été arrêté en novembre 2008 pour son rôle présumé dans l'attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980 au palais de justice de Paris, en France (Crédit : AFP PHOTO / BERTRAND GUAY)
Cette photo prise le 24 mai 2016 montre à Hassan Diab qui a été arrêté en novembre 2008 pour son rôle présumé dans l'attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980 au palais de justice de Paris, en France (Crédit : AFP PHOTO / BERTRAND GUAY)

Le comité de soutien à Hassan Diab, seul suspect de l’attentat de la rue Copernic à Paris en 1980, a demandé jeudi au Premier ministre Justin Trudeau et aux parlementaires d’intervenir auprès de la France pour la tenue d’un procès équitable et sa libération conditionnelle.

« Nous vous demandons instamment d’intervenir » afin de permettre le retour de M. Diab au Canada, a écrit le comité de soutien dans sa lettre ouverte à Justin Trudeau.

Depuis la fin de l’enquête en juillet sur cet attentat à la bombe qui avait fait quatre morts devant la synagogue de la rue Copernic, les parties avaient 40 jours pour déposer des demandes d’actes ou des remarques complémentaires.

« La défense l’a fait, le procureur public non », a indiqué jeudi le comité de soutien à Hassan Diab, 63 ans, en détention provisoire en France depuis son extradition du Canada en 2014.

L’instruction avait requis sa remise en liberté avec assignation à résidence et port d’un bracelet électronique car, selon le dossier, « des éléments concordants » tendent à établir que M. Diab se trouvait à Beyrouth au moment des faits.

Le parquet s’y oppose en raison des éléments à charge comme des expertises graphologiques, un témoignage d’un service de renseignement non identifié, un passeport à son nom avec des tampons d’entrée et de sortie d’Espagne à l’époque, d’où serait parti le commando.

La cour d’appel a prolongé la détention en attendant la décision des juges sur la tenue éventuelle d’un procès.

Selon l’enquête, Hassan Diab est suspecté d’avoir confectionné l’engin explosif.

« Nous sommes profondément inquiets qu’Hassan (Diab) soit injustement condamné dans le cadre des lois antiterroristes françaises », a souligné le comité de soutien auprès de Justin Trudeau.

Parallèlement, ce comité a déposé au Parlement une pétition signée par plus de 3 000 Canadiens, syndicats ou organisations de défense des citoyens.

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