Attentats de Paris : le 10e inculpé belge reste en prison
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Attentats de Paris : le 10e inculpé belge reste en prison

Ayoub Bazarouj, un Belge de 22 ans dont 2 frères et une soeur se sont radicalisés, a été interpellé le 30 décembre à Molenbeek

Une photo prise avec un  téléphone portable le 14 novembre 2015 montre une camionnette de l'unité belge de déminage SEDEE tandis que les policiers bloquent une rue lors d'un raid de la police dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles, peut-être en relation avec les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris (Crédit : AFP Photo / Belga / Hendrik Devriendt)
Une photo prise avec un téléphone portable le 14 novembre 2015 montre une camionnette de l'unité belge de déminage SEDEE tandis que les policiers bloquent une rue lors d'un raid de la police dans le quartier de Molenbeek à Bruxelles, peut-être en relation avec les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris (Crédit : AFP Photo / Belga / Hendrik Devriendt)

La justice belge a prolongé mardi d’un mois la détention provisoire d’Ayoub Bazarouj, dixième homme inculpé dans le volet belge de l’enquête sur les attentats de Paris du 13 novembre, son avocat affirmant qu’il n’a « aucun rôle » dans ces attaques ou la cavale d’un suspect clé.

« Dans le cadre de l’enquête liée aux attentats de Paris, la chambre du conseil de Bruxelles a prolongé d’un mois la détention préventive d’Ayoub B. », a indiqué dans un bref communiqué le parquet fédéral. Son avocat avait plaidé sa remise en liberté.

Ayoub Bazarouj, un Belge de 22 ans, a été interpellé le 30 décembre à Molenbeek. Le jeune homme, dont deux frères et une soeur radicalisés sont partis en Syrie, a ensuite été inculpé d' »assassinats terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste ».

Trois jours après les attentats, le domicile de la famille Bazarouj, située rue Delaunoy à Molenbeek, avait fait l’objet d’une spectaculaire opération de la police.

Les enquêteurs belges pensaient que Salah Abdeslam, suspect clef toujours introuvable, avait trouvé refuge dans cette commune populaire de Bruxelles, d’où sont originaires nombre de djihadistes, après avoir convoyé les kamikazes du Stade de France et peut-être renoncé à un attentat dans le 18e arrondissement de Paris.

Ayoub Bazarouj « n’a pas joué de rôle lors des attentats, pas plus qu’il n’a aidé Salah Abdeslam à se cacher », a déclaré mardi son avocat, Yannick De Vlaemynck, cité par l’agence Belga. « Mon client connaît Salah Abdeslam du quartier mais n’avait pas d’autre contact avec lui », a-t-il ajouté.

La télévision belge RTBF a rapporté en décembre que les enquêteurs avaient trouvé des « traces » du passage de Salah Abdeslam dans cette maison de la rue Delaunoy, émettant l’hypothèse qu’il en avait été exfiltré par des complices, caché dans un meuble.

« Il n’y a pas de preuve que Salah a séjourné dans cette habitation. L’histoire selon laquelle il en serait sorti clandestinement à l’occasion d’un déménagement factice est purement fantaisiste », a rétorqué Me De Vlaemynck.

Ayoub Bazarouj a été arrêté après avoir fait allusion à Salah Abdeslam lors d’une conversation téléphonique, mais il s’agissait de simples « plaisanteries », selon son avocat.

Enfin, ce dernier a confirmé qu’Ayoub Bazarouj pratiquait la boxe dans le même club qu’Ahmed Dahmani, un Belge de 26 ans soupçonné d’avoir participé aux repérages des attentats du 13 novembre et arrêté le 21 novembre en Turquie. « Mais cela ne signifie pas qu’il le connaissait bien ou était son ami », a-t-il assuré.

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