1 mort et 18 blessés dans deux attaques à la bombe à Jérusalem
La première attaque a eu lieu près de l'entrée principale de la capitale à Givat Shaul, l'autre au carrefour de Ramot
Deux attaques ont fait un mort et au moins 18 blessés mercredi matin à Jérusalem, selon les secouristes.
Une première explosion à un arrêt de bus à la sortie de Jérusalem a fait 12 blessés, dont deux grièvement, et une seconde à une autre station a démoli un autocar et fait trois blessés, selon des secouristes. L’un des deux blessés graves a ensuite succombé à ses blessures à l’hôpital Shaare Zedek.
Un photographe de l’AFP présent sur les lieux de la première explosion a indiqué que la déflagration avait percé une clôture métallique derrière l’arrêt de bus, avec un scooter électrique et un chapeau posés au sol.
Et alors que la police était sur les lieux, une autre explosion a été entendue à une courte distance, selon le photographe.
« Des charges explosives différentes ont été placées aux deux endroits. Nous soupçonnons qu’il s’agisse d’une attaque combinée », a indiqué la police israélienne dans un communiqué.
Le Premier ministre israélien Yaïr Lapid doit tenir une réunion d’urgence avec les chefs des services de sécurité à la mi-journée au QG de l’armée israélienne à Tel-Aviv.
L’ambassadeur de l’Union européenne auprès d’Israël Dimiter Tzantchev s’est dit « horrifié par les attaques terroristes ». « J’exprime mes condoléances les plus sincères aux familles des victimes (…). Le terrorisme n’est jamais justifié », a-t-il écrit dans un communiqué.
Sans revendiquer ces attaques, le mouvement terroriste islamiste palestinien du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, les a « saluées », les considérant dans un communiqué comme « le prix des crimes et des agressions » d’Israël « contre notre peuple ».
La première attaque s’est produite près de l’entrée principale de Jérusalem à Givat Shaul, peu après 7 heures du matin, heure de pointe des usagers.
Une seconde explosion s’est produite peu après 7h30, au carrefour de Ramot, une autre entrée très fréquentée de Jérusalem.
Trois personnes ont été légèrement blessées par des éclats d’obus lors de cette deuxième explosion, ont indiqué les médecins.
Les explosions auraient été causées par un engin explosif laissé dans des sacs, selon les premières informations.
Les services de sécurité balayaient la zone pour tenter de trouver des suspects liés aux explosions.
La police a déclaré avoir fermé la Route 1 après la première explosion.
Le ministre de la Sécurité publique, Omer Barlev, s’est entretenu avec le chef de la police Kobi Shabtai et devait se rendre sur les lieux des attentats, a indiqué son bureau.
Les explosions surviennent dans un contexte de tensions accrues, à la suite d’une série d’attaques palestiniennes qui ont fait 29 morts en Israël et en Cisjordanie depuis le début de l’année.
Ces derniers mois, il y a eu plusieurs attaques et tentatives d’attaques à l’arme blanche à Jérusalem, menées principalement dans la Vieille Ville. Le mois dernier, un terroriste palestinien a tué une soldate israélienne à un poste de contrôle près de Jérusalem.
Au printemps, l’armée a lancé une importante offensive antiterroriste en Cisjordanie à la suite des attentats.
L’opération a permis d’effectuer plus de 2 000 arrestations lors de raids nocturnes, et a également fait plus de 130 morts parmi les Palestiniens, dont beaucoup – mais pas tous – lors d’attaques ou d’affrontements avec les forces de sécurité.
Les attentats à la bombe contre les bus et dans les lieux publics ont été une triste caractéristique de la Seconde Intifada qui s’est déroulée entre 2000 et 2005.
En 2016, le groupe terroriste palestinien du Hamas, à la tête de la Bande de Gaza, a été accusé d’avoir bombardé un bus à Jérusalem, faisant 21 blessés.
Et en 2011, une bombe cachée dans un sac à dos a explosé à un arrêt de bus à l’extérieur du centre de convention international de Jérusalem, Binianei Hauma, tuant deux personnes et en blessant des dizaines d’autres.















