Avi Nesher allumera une torche lors de la Journée de l’indépendance
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Avi Nesher allumera une torche lors de la Journée de l’indépendance

Le réalisateur dont le fils est mort, tué par une voiture, a dit que ce dernier, Ari, serait à ses côtés à Jérusalem ; un soldat grièvement blessé en 2014 à Gaza sera aussi honoré

Le réalisateur Avi Nesher (à gauche), avec son fils Ari et sa femme Iris. Ari Nesher, 17 ans, est décédé jeudi 27 septembre, après avoir été grièvement blessé dans un accident de la route, le lundi 24 septembre 2018 (avec la permission de Rafi Delouya)
Le réalisateur Avi Nesher (à gauche), avec son fils Ari et sa femme Iris. Ari Nesher, 17 ans, est décédé jeudi 27 septembre, après avoir été grièvement blessé dans un accident de la route, le lundi 24 septembre 2018 (avec la permission de Rafi Delouya)

Le réalisateur reconnu Avi Nesher dont le fils, un adolescent, a été tué lors d’un accident suivi d’un délit de fuite, a appris mercredi qu’il serait invité à allumer une torche lors de la cérémonie organisée le mois prochain à l’occasion de la 71e Journée de l’indépendance israélienne.

L’accident qui avait tué Ari, 17 ans, a eu lieu au mois de septembre dernier, vingt-quatre heures après la présentation au festival du film de Haïfa du 20e long-métrage de Nesher, « The other story ».

« Allumer une torche ne compensera pas la mort de mon fils et ne facilitera pas non plus mon deuil mais cela m’apporte tout de même beaucoup de joie », a déclaré Nesher au site d’information Ynet.

Le réalisateur qui, dans sa carrière, a également produit les films lauréats « Dizengoff 99 » et « Au bout du monde à gauche », a indiqué qu’il dédierait son prix à l’industrie israélienne du cinéma.

« J’ai été un peu surpris quand j’ai reçu l’appel téléphonique de la ministre de la Culture », a reconnu Nesher, notant la relation tendue entre Miri Regev et son industrie suite aux initiatives prises par cette dernière visant à couper les financements aux œuvres considérées comme « déloyales » envers l’Etat.

Famille et amis portent le cercueil d’Ari Nesher, âgé de 17 ans, lors des funérailles au cimetière Moshav Udim, le dimanche 30 septembre 2018. (Roy Alima / Flash90)

Et pourtant, Nesher a clairement établi que la ministre de la Culture avait été parmi les premières à entrer en contact avec sa famille après la tragédie de la mort d’Ari.

« Ce sera un moment difficile à Jérusalem où je me trouverais en compagnie de ma fille et mon épouse – avec la conscience qu’il manque quelqu’un », a ajouté Nesher. « Quand je dirai ‘Vive Israël’, la photo de mon enfant sera avec moi comme elle l’est toujours à chaque moment, à chaque heure. Elle est gravée dans mon cœur. »

Au mois d’octobre, les procureurs ont inculpé un joueur de football israélien, accusé d’être impliqué dans cet accident. Alors qu’il conduisait son véhicule en état d’ébriété et à grande vitesse, il a renversé Ari Nesher et un autre adolescent qui faisaient du vélo électrique. L’homme a laissé les deux garçons gisant au sol et tenté de prendre la fuite et de dissimuler son implication dans la collision en réparant les dégâts commis sur le véhicule. Il a ensuite falsifié les événements lors de ses entretiens avec la police.

Ari avait été grièvement blessé dans cet accident, le 24 septembre, et a succombé à ses blessures quatre jours plus tard.

Le thème de la Journée de l’indépendance, cette année, est « l’esprit israélien ».

Jeudi, le chef d’Etat-major de Tsahal a annoncé que le colonel Shai Siman Tov allumerait la torche réservée à l’armée. Siman Tov avait été commandant du douzième bataillon de la brigade Golani et, durant la bataille de triste mémoire de Shejaiya à Gaza, en 2014, il a été grièvement blessé. Il se déplace depuis en fauteuil roulant.

« Le Colonel Shai Siman Tov symbolise la détermination de l’esprit et de la force de l’âme pour transcender les maux du corps… Je suis fier de vous et je vous salue », a déclaré Kohavi dans un communiqué.

Mercredi également, Regev a annoncé que le chanteur Yehudah Poliker, connu pour ses chansons qui plongent dans l’identité des enfants des survivants de la Shoah, allumerait lui aussi une torche.

Le chanteur et auteur-compositeur israélien Yehuda Poliker lors d’un concert à Bat-Hefer, le 9 juillet 2015. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

Iris Yifrach, Bat-Galim Shaer et Racheli Fraenkel, les mères de trois adolescents israéliens kidnappés et assassinés en 2014, allumeront elles aussi une torche toutes ensemble lors de la cérémonie.

Naftali Fraenkel, 16 ans, Gilad Shaer, 16 ans et Eyal Yifrach, 19 ans, ont été kidnappés par des terroristes liés au Hamas dans la nuit du 12 juin 2014 à un poste d’auto-stop du sud de Jérusalem et ont été tués peu après. Leurs corps sans vie ont été découverts le 30 juin à Halhul, en Cisjordanie, à proximité de Hébron, après une recherche de 18 jours.

L’enlèvement avait été ultérieurement considéré comme un tournant dans l’opération Bordure protectrice, le conflit entre Israël et Gaza qui a eu lieu en 2014. Les trois mères étaient devenues des porte-paroles officieuses d’un appel à l’unité durant la guerre et à sa suite.

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