Avidgor Liberman porte plainte contre Giora Ezra, un militant d’extrême-droite
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Avidgor Liberman porte plainte contre Giora Ezra, un militant d’extrême-droite

Le chef de Yisrael Beytenu demande 140 000 shekels à 'Captain George' qui, sur Twitter, a attribué l'échec de la coalition à un complot ourdi à Vienne par Liberman et Lapid

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, dirige une réunion du parti à la Knesset, le 13 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
Avigdor Liberman, président de Yisrael Beytenu, dirige une réunion du parti à la Knesset, le 13 mai 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le chef de Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a porté plainte pour diffamation dans la journée de mardi contre un homme qui a clamé dans une série de publications sur Twitter, ces dernières semaines, que le député avait rencontré Yair Lapid, numéro deux du parti Kakhol lavan, à Vienne pour comploter l’échec des négociations de coalition après le scrutin du mois d’avril.

Liberman, à travers ses avocats, réclame 140 000 shekels à Giora Ezra, alias « Captain George », pour avoir tenté délibérément de le diffamer durant une campagne électorale et ce alors que le pays se prépare à retourner aux urnes en date du 17 septembre.

Agent immobilier de 64 ans originaire de la ville de Yavneh, dans le centre du pays, Giora Ezra a tweeté à au moins cinq occasions ces dernières semaines au sujet du plan qui, selon lui, avait été « ourdi entre Lapid et Liberman à Vienne ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui dirige le parti du Likud au pouvoir, a échoué à former une coalition majoritaire de droite en raison d’une impasse entre Liberman, le laïc, et les partis ultra-orthodoxes sur la question du quota de recrutement des membres de la communauté ultra-orthodoxe au sein de l’armée, entraînant la dissolution du Parlement et l’organisation d’un nouveau scrutin.

Netanyahu et sa formation du Likud ont accusé Liberman, le belliqueux, d’être un « gauchiste » et d’avoir utilisé le problème du service militaire pour les haredim comme excuse pour ne pas entrer dans la coalition et empêcher la formation d’un nouveau gouvernement avec le Likud à sa tête, pour en donner la chance au principal adversaire du parti, Kakhol lavan, une formation centriste.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu accueille Giora Ezra, militant d’extrême droite du Likud, lors d’une conférence de presse à la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 1er avril 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Dans des documents remis à la cour des magistrats de Jérusalem, les avocats de Liberman ont écrit que la plainte « concerne les graves publications de l’accusé contre le plaignant, avec l’intention claire de lui porter préjudice au beau milieu d’une campagne électorale ».

La plainte affirme que la publication de ces tweets pourrait entraîner pour Liberman des dommages considérables dans les médias et auprès du public.

« Chaque mot dans les tweets susmentionnés sont des mensonges absolus, qui ne se sont jamais produits dans la réalité », poursuit la plainte, qui présente aussi des captures d’écran des tweets. « Ce n’est malheureusement pas la première fois que l’accusé publie de tels mensonges », note la plainte.

Giora Ezra, avec son alias sur Twitter, « Captain George », avait retenu l’attention des médias avant les élections du mois d’avril quand son compte avait été répertorié dans un reportage qui clamait exposer un réseau présumé de faux profils Twitter, chargés de propager des messages de Netanyahu avant le scrutin du mois d’avril.

Ce dernier avait organisé une conférence de presse et invité certains individus responsables de ces comptes – parmi eux Ezra – pour qu’ils se montrent aux journalistes, prouvant ainsi qu’ils étaient de vraies personnes et non des robots automatisés, comme l’avait affirmé le reportage.

Peu après la conférence de presse qui avait eu lieu au sein de la résidence du Premier ministre à Jérusalem, des douzaines de déclarations désobligeantes d’Ezra avaient commencé à émerger, révélant qu’il était un militant politique d’extrême-droite qui n’avait cessé de s’en prendre aux rivaux du Premier ministre, aux journalistes et responsables publics, et qu’il avait tenu des propos racistes et homophobes.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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