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Bahreïn rompt les liens diplomatiques avec l’Iran

Bahreïn rappelle son ambassadeur d'Iran et renvoit le chargé d'affaires iranien, qui a 72 heures pour quitter le territoire

Illustration du drapeau du Bahrein (Crédit : wikimedia commons)
Illustration du drapeau du Bahrein (Crédit : wikimedia commons)

Bahreïn a décidé jeudi de rappeler son ambassadeur à Téhéran et a déclaré « persona non grata » le chargé d’affaires iranien à Manama, en accusant l’Iran de chercher à provoquer des troubles dans ce petit pays arabe du Golfe.

Selon l’agence officielle BNA, le chargé d’affaires iranien a 72 heures pour quitter le pays.

Le ministère des Affaires étrangères, cité par BNA, a justifié le rappel de l’ambassadeur et le renvoi du chargé d’affaires par « la poursuite des ingérences de l’Iran dans les affaires internes du royaume » et ses tentatives d’y provoquer « une sédition confessionnelle ».

L’Iran soutient les actes « de sabotage et de terrorisme » à Bahreïn et appuie « les groupes terroristes qu’il aide par des trafics d’armes et d’explosifs », a-t-il ajouté. L’Iran « forme des membres de ces groupes et donne refuge à ceux qui fuient la justice » bahreïnie.

Bahreïn accuse la République islamique d’Iran de s’ingérer dans ses affaires et de soutenir des opposants issus de la majorité chiite qui réclament depuis 2011 des réformes politiques à la dynastie sunnite au pouvoir.

Mercredi soir, les autorités de Manama ont annoncé la découverte d’une importante cache d’armes et l’arrestation d’un nombre indéterminé de suspects liés, selon elles, « à l’Iran et à l’Irak ».

Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a affirmé que les armes et les explosifs avaient été découverts dans une cache aménagée dans une maison de la localité à majorité chiite de Noueidrat, au sud de la capitale Manama.

Il s’agissait d’une tonne et demie d’explosifs de type C4, RDX et TNT, a ajouté le ministère, précisant que des armes automatiques, des pistolets et des grenades à main avaient été également découverts.

Plusieurs suspects ont été arrêtés, a indiqué le ministère, en assurant qu’ils avaient « des liens avec l’Iran et l’Irak ».

Ce n’est pas la première fois que les autorités annoncent l’arrestation de suspects « liés à l’Iran ».

Le 13 août, Bahreïn avait fait état de l’arrestation de cinq suspects « liés à l’Iran » après un attentat ayant tué deux policiers.

Les monarchies sunnites du Golfe, Arabie saoudite en tête, regardent avec suspicion les activités de l’Iran chiite dans la région. Les tensions restent vives, notamment en liaison avec le conflit au Yémen et la crise syrienne.

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