Bar Refaeli accepte de donner les détails de ses comptes bancaires à l’étranger
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Bar Refaeli accepte de donner les détails de ses comptes bancaires à l’étranger

La top modèle et sa mère vont divulguer des documents suite à des allégations selon lesquelles elles ont dissimulé des dizaines de millions de shekels aux autorités

La top modèle israéienne Bar Refaeli (c) au Tribunal de district de Tel Aviv le 12 août 2017. (Capture d'écran : Hadashot news)
La top modèle israéienne Bar Refaeli (c) au Tribunal de district de Tel Aviv le 12 août 2017. (Capture d'écran : Hadashot news)

Le mannequin israélien Bar Refaeli et sa mère Tzipi ont accepté lundi de remettre les détails des comptes bancaires étrangers de la première aux procureurs qui enquêtent sur elle pour fraude fiscale présumée, a rapporté Hadashot news.

Les deux devaient comparaître devant le tribunal de première instance de Tel Aviv pour expliquer pourquoi elles refusaient de divulguer les documents, mais la session a été annulée après que ces dernières ont accédé aux demandes des procureurs.

En août, Refaeli et sa mère ont été invitées à produire les détails et les relevés de leurs comptes bancaires à l’étranger, mais ont refusé de le faire jusqu’à ce qu’elles y soient obligées par une ordonnance du tribunal.

En juin dernier, Refaeli a fait appel contre une énorme facture qui lui a été remise par l’administration fiscale, qui a estimé qu’elle avait caché des dizaines de millions de shekels de revenus dans plusieurs cas d’évasion fiscale, dont le fait de prétendre faussement ne pas avoir vécu en Israël en 2009-2010.

Refaeli a affirmé que pendant la période concernée par les impôts, elle vivait à l’étranger avec son petit ami d’alors, la star hollywoodienne Leonardo DiCaprio.

L’administration fiscale aurait refusé cet argument, disant que parce que le couple n’a jamais été marié et que leur relation a apparemment « eu des hauts et des bas » pendant cette période, ses demandes d’exonération d’impôt n’étaient pas valables.

Bar Refaeli et Leonardo DiCaprio (Capture d’écran YouTube)

Lorsque les enquêteurs ont donné suite à ses affirmations selon lesquelles sa vie était centrée aux États-Unis à l’époque, les autorités fiscales américaines ont révélé qu’elle y était enregistrée en tant que « non-résidente ». Les enquêteurs ont également établi qu’au cours de cette période, Refaeli ne possédait aucun bien en dehors d’Israël et n’avait pas loué de maison ni même de voiture à l’étranger.

Les autorités israéliennes ont déclaré qu’elle vivait dans deux appartements de luxe à Tel Aviv, loués au nom de son frère et de sa mère.

Le quotidien financier Globes a rapporté que Refaeli a admis vivre dans les appartements. En réponse à une question, son comptable a dit qu’il ne savait pas si quelqu’un d’autre payait le loyer pour elle. S’il l’avait su, a-t-il affirmé, il aurait dû inclure le loyer comme avantage imposable.

Il semblerait que c’est Tzipi Refaeli qui a donné aux autorités les fausses informations selon lesquelles sa fille vivait en dehors d’Israël.

Une enquête sur les impôts du mannequin a également révélé que Refaeli avait reçu un véhicule Range Rover en échange de publicité et de relations publiques pour la compagnie automobile britannique. Plus tard, elle aurait reçu une voiture Lexus, enregistrée au nom de l’importateur en tant que « véhicule de démonstration », mais qu’elle utilisait dans les faits.

Les enquêteurs ont constaté que les constructeurs automobiles avaient un contrat avec le modèle selon lequel ils lui fourniraient un véhicule, y compris les frais d’entretien, les réparations et le carburant. En échange, Rafaeli ferait de la publicité pour le véhicule et serait photographiée avec lui.

Les contrats stipuleraient également que les parties garderaient l’accord secret. La valeur imposable de l’avantage de ces véhicules est estimée à des centaines de milliers de shekels.

Il y aurait eu beaucoup d’autres avantages dont Refaeli a bénéficié en tant que célébrité.

L’affaire a commencé en décembre 2015 lorsque Refaeli a été interrogée pendant 12 heures dans les bureaux de l’administration fiscale à Tel Aviv, et était soupçonnée de ne pas avoir déclaré plus d’un million de shekels (quelque 250 000 dollars à l’époque) en avantages en nature. Plus tard, cependant, la somme a été augmentée à des dizaines de millions de shekels au fur et à mesure que de nouvelles informations sont apparues.

Le mannequin, dont les nombreuses campagnes pour diverses entreprises ont fait d’elle l’un des visages les plus reconnaissables d’Israël sur la scène mondiale, a également été un pilier des réseaux sociaux et des sites Web people en Israël et aux Etats-Unis.

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