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Bas-Rhin : Une salle de prière « radicale » fermée pendant six mois

Fin septembre, le ministère de l'Intérieur avait indiqué avoir lancé cette procédure à l'encontre de cette salle de prière au motif qu'elle diffusait une "idéologie radicale"

Illustration du Coran. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90)
Illustration du Coran. (Crédit : Issam Rimawi / Flash90)

La préfecture du Bas-Rhin a annoncé jeudi avoir procédé à la « fermeture administrative » pour une durée de six mois d’une salle de prière musulmane à Obernai, accusée par le ministère de l’Intérieur de faciliter « la diffusion d’une idéologie radicale ».

« Sur instruction du ministre de l’Intérieur (…) Gérald Darmanin, la préfète du Bas-Rhin (Josiane Chevalier) a procédé (…) à la fermeture administrative pour une durée de six mois de la salle de prière d’Obernai, tenue par l’association Franco-Maghrébine et Africaine d’Obernai (AFMAO) », indique dans un communiqué la préfecture.

Selon cette même source, cette fermeture intervient « après mise en œuvre de la procédure contradictoire », phase de dix jours pendant laquelle l’association gestionnaire de la mosquée a pu faire valoir ses observations.

Fin septembre, le ministère de l’Intérieur avait indiqué avoir lancé cette procédure à l’encontre de cette salle de prière au motif qu’elle diffusait une « idéologie radicale ».

Son imam, arrivé en 2017, est « connu pour se livrer à un prosélytisme radical dans le Bas-Rhin depuis une douzaine d’années », avait assuré la place Beauvau à l’AFP, confirmant une information du Figaro.

Il manifeste « une hostilité évidente envers la société française, multiplie les propos provocateurs et hostiles aux valeurs républicaines et encourage les fidèles dans cette vision radicale », avait ajouté le ministère.

Dans le détail, il est reproché à l’imam de « diffuser un islam salafiste », de « légitimer la polygamie », « d’appeler à la discrimination à l’encontre des Juifs, des homosexuels et des femmes », de « légitimer la violence envers les caricaturistes » et de « se réjouir des attentats avec des propos complotistes », les attribuant à « l’État français, islamophobe ».

Selon le ministère de l’Intérieur, sous son influence, plusieurs jeunes fréquentant la mosquée se sont « radicalisés » et certains ont « quitté la France pour aller étudier dans des écoles coraniques, en Égypte ou au Yémen ».

L’Association franco-maghrébine et africaine d’Obernai (AFMAO), qui gère ce lieu de culte est par ailleurs accusée de « cautionner » les propos et les agissements de cet imam, « qui n’ont jamais fait l’objet d’une quelconque condamnation ou modération » de sa part.

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