Beate et Serge Klarsfeld, envoyés spéciaux de l’Unesco
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Beate et Serge Klarsfeld, envoyés spéciaux de l’Unesco

Les chasseurs de nazis avaient obtenu que Jacques Chirac reconnaisse la participation de l'Etat français dans la déportation des juifs

Serge et Béate Klarsfeld à Jérusalem, en novembre 2009. (Crédit : CC BY SA 3.0)
Serge et Béate Klarsfeld à Jérusalem, en novembre 2009. (Crédit : CC BY SA 3.0)

Le couple Klarsfeld a été nommé ambassadeurs honoraires et envoyés spéciaux de l’Unesco pour l’enseignement de l’histoire de l’Holocauste et la prévention du génocide, a annoncé vendredi sa directrice générale Irina Bokova.

L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture entend ainsi manifester sa « reconnaissance » au couple franco-allemand, pour « leur engagement profond pour la réconciliation de la justice et de la vérité, leur combat pour rendre l’individualité aux victimes du nazisme » et « leur soutien inlassable en faveur de la cause des descendants de déportés juifs », selon un communiqué.

Beate et Serge Klarsfeld sont aussi honorés pour « leur appel à la responsabilité historique et morale des sociétés au lendemain de la deuxième guerre mondiale » et « leur dévouement aux idéaux de l’Unesco ».

Beate Klarsfeld, 76 ans, fille d’un soldat de la Wehrmarcht, et son mari Serge, 79 ans, juif et fils de déporté, ont créé l’Association des fils et filles des déportés juifs de France (FFDJF).

Ils ont joué un rôle essentiel pour faire juger Klaus Barbie, l’ancien chef de la Gestapo dans la région de Lyon (cenre-est de la France), ainsi que de fonctionnaires français ayant collaboré avec le régime nazi, comme René Bousquet, Paul Touvier, Jean Leguay et Maurice Papon.

En 1995, ils avaient obtenu que le président français Jacques Chirac reconnaisse la participation de l’Etat français dans la déportation des juifs durant l’occupation allemande.

Serge Klarsfeld a publié le « Mémorial de la déportation des juifs de France », un livre recensant les 80 000 juifs déportés depuis la France vers les camps de la mort.

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