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Bennett dans la liste des « 100 personnes les plus influentes » du « Time Magazine »

Mansour Abbas du parti Raam a rédigé le texte expliquant cette reconnaissance, écrivant qu'il fallait quelqu'un de "courageux pour opérer le changement" politique en Israël

Le nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett (G) discute avec Mansour Abbas, chef du parti islamiste Raam, lors d'une session spéciale de vote pour le nouveau gouvernement à la Knesset, à Jérusalem, le 13 juin 2021. (Crédit : EMMANUEL DUNAND/AFP)
Le nouveau Premier ministre israélien Naftali Bennett (G) discute avec Mansour Abbas, chef du parti islamiste Raam, lors d'une session spéciale de vote pour le nouveau gouvernement à la Knesset, à Jérusalem, le 13 juin 2021. (Crédit : EMMANUEL DUNAND/AFP)

JTA – Le Premier ministre Naftali Bennett fait partie de la liste des 100 personnes les plus influentes du monde, sélectionnées par le magazine Time.

Dans le texte d’accompagnement expliquant pourquoi le Premier ministre a été distingué sur la liste publiée mercredi, son partenaire de coalition arabo-israélien Mansour Abbas, chef du premier parti arabe à rejoindre une coalition gouvernementale israélienne, a écrit que « tout se résumait au courage ».

« Après quatre élections en deux ans, un acte audacieux était nécessaire pour unir un pays, mis à rude épreuve par l’impasse politique et conduit dans une impasse désespérée. Quelque chose de primordial devait changer, mais plus important encore, quelqu’un de courageux devait opérer ce changement. »

Abbas et Bennett ne sont guère en phase sur le plan idéologique. M. Abbas défend l’autodétermination des Palestiniens, tandis que M. Bennett est issu de la droite israélienne et a promis qu’un État palestinien ne verrait pas le jour sous sa direction. Mais ils se sont ralliés à l’objectif de destituer le prédécesseur de Bennett, Benjamin Netanyahu, qu’ils considéraient comme une source de division et de corruption.

Les partis arabes ont déjà participé à des négociations de coalition et, pendant une période dans les années 1990, ils ont soutenu un gouvernement hors coalition. Mais, note M. Abbas, ces négociations ont toujours été menées à huis clos.

« Je ne fais pas les choses dans le noir », cite Abbas, qui lui, a dit que Bennett l’avait surpris en ouvrant leurs discussions de coalition aux médias.

Le Premier ministre Naftali Bennett dirige une réunion du cabinet au ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, le 12 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Bennett fait partie de la catégorie « Leaders » du Time. Les autres personnalités juives de cette catégorie sont Rochelle Walensky, la directrice des Centres américains de contrôle des maladies qui est devenue une figure publique pendant la pandémie de coronavirus, et Ron Klain, le chef de cabinet du président Joe Biden. Julie Gerberding, qui a été la directrice des Centres américains de contrôle des maladies du président George W. Bush, a rédigé l’évaluation de Walensky, et Hillary Clinton celle de Klain.

Dans la catégorie « Artistes », l’actrice Scarlett Johansson a été évaluée par l’actrice Jamie Lee Curtis, qui a déclaré qu’en regardant Johansson jouer le rôle de sa mère, Janet Leigh, dans un film sur le réalisateur de « Psychose », Alfred Hitchcock, elle a oublié pendant un instant qu’elle assistait à un spectacle. Curtis, comme Johansson, est le fruit d’un mariage aux racines juives et danoises.

Scarlett Johansson arrive à la cérémonie des Oscars, le dimanche 9 février 2020, au Theatre Dolby à Los Angeles. (Crédit : AP Photo/John Locher)

Figurent également sur la liste du Time, dans la catégorie « Icônes », Muna et Mohammed El-Kurd, frère et sœur activistes palestiniens. Ils ont attiré l’attention internationale ce printemps suite aux efforts d’expulsion de familles palestiniennes qui vivent à Jérusalem-Est.

Biden figure également sur la liste, et son texte de présentation a été rédigé par Bernie Sanders, le sénateur juif du Vermont qui est le leader de facto du camp démocrate progressiste. Sanders est apparu l’année dernière comme le rival le plus sérieux de Joe Biden dans les primaires présidentielles démocrates.

« Joe Biden et moi avons de forts désaccords, mais il faut reconnaître qu’il est le premier président depuis très longtemps qui tente de s’attaquer aux crises fondamentales auxquelles notre nation est confrontée », a déclaré Sanders, faisant référence à la pandémie et à ses répercussions sur l’économie, aux tensions raciales, au changement climatique et à la croissance de la droite autoritaire.

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