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Bennett dénonce la minorité anti-israélienne à la Chambre américaine

Le Premier ministre indique que le soutien au Dôme de Fer, avec 420 voix "pour" et 9 voix "contre", est solide ; Naftali Bennett s'adressera lundi à l'Assemblée générale de l'ONU

Le Premier ministre Naftali Bennett part pour les États-Unis, le 26 septembre 2021. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)
Le Premier ministre Naftali Bennett part pour les États-Unis, le 26 septembre 2021. (Crédit : Avi Ohayon/GPO)

Le Premier ministre Naftali Bennett a quitté Israël, samedi soir, pour les États-Unis, avant son premier discours à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies.

Au cours de son voyage, Bennett prendra la parole devant les dirigeants du monde entier pour la toute première fois depuis qu’il est devenu Premier ministre. Il rencontrera aussi des ministres du Golfe et des leaders de la communauté juive américaine. Ce déplacement est le second de Bennett aux États-Unis en tant que Premier ministre. Le 27 août, Bennett rencontrera le président américain Joe Biden à la Maison Blanche.

Avant de monter dans l’avion pour New York, Bennett a déclaré aux journalistes que le groupe de Démocrates progressistes qui ont temporairement bloqué le financement du Dôme de Fer, cette semaine, était un groupe bruyant mais de taille modeste.

« Il y a un petit groupe anti-israélien qui fait beaucoup de bruit mais ces gens ont échoué », a-t-il déclaré alors qu’il se trouvait sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gurion.

« Au moment de vérité, nous avons constaté que les représentants du peuple américain soutiennent de manière écrasante Israël – avec 420 voix contre 9 – dans le vote concernant le réarmement du Dôme de Fer », a-t-il expliqué, se référant au soutien bipartisan à la Chambre américaine sur un financement d’un milliard de dollars en faveur du système de défense antimissile.

La loi sur le crédit supplémentaire du Dôme de Fer a été adoptée à 420 voix contre 9 jeudi. Deux législateurs démocrates, les représentants Alexandria Ocasio-Cortez et Hank Johnson, se sont abstenus dans les faits en votant « présents ».

Bennett a indiqué être impatient de raconter l’histoire d’Israël et des Israéliens au monde dans son discours devant l’Assemblée générale.

Les résultats du vote final sur le financement du Dôme de fer, le 23 septembre 2021. (Capture d’écran/C-SPAN)

Evoquant l’Iran et les Palestiniens, Bennett a expliqué que leurs dirigeants devaient plutôt répondre aux besoins de leurs populations au lieu d’être « obsédés » par Israël.

« Nous ne nous définissons pas par rapport aux autres, pas par rapport à l’Iran ou par rapport aux Palestiniens. Je suggère aux dirigeants de s’occuper des populations, d’améliorer leur situation et de stopper avec cette obsession de l’État d’Israël », a-t-il affirmé.

Le discours de Bennett devant l’Assemblée générale – une allocution qui devrait largement se concentrer sur le programme nucléaire de l’Iran – se tiendra lundi à 16h (heure israélienne), ce qui signifie qu’il parviendra à terminer sa prise de parole moins de trois heures avant le début de la fête de Shemini Atzeret. Et pourtant, de nombreux Israéliens devraient s’intéresser davantage aux préparations des festivités qu’au discours du Premier ministre.

Le porte-parole de Bennett a expliqué qu’il n’utiliserait pas d’images ou d’accessoires comme c’était le cas de son prédécesseur, Benjamin Netanyahu, à la tribune – une pique subtile à l’égard de l’ex-Premier ministre.

Bennett rencontrera aussi, dimanche, des ministres de Bahreïn et des Émirats arabes unis. Ces entretiens avec le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn et un ministre d’État des EAU seront les tous premiers de Bennett avec de hauts-responsables du Golfe depuis qu’il a pris ses fonctions.

Les Émirats ont été les premiers à normaliser leurs liens avec l’État juif l’année dernière, suivis par trois autres pays de la région.

Les accords conclus en 2020 avec les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc – qui sont aussi connus sous le nom d’Accords d’Abraham – ont marqué une rupture de la politique arabe mise en œuvre depuis longtemps qui précisait qu’il n’y aurait pas de normalisation avec Israël avant la conclusion d’un accord de paix avec les Palestiniens.

Le porte-parole de Bennett a expliqué que durant la visite, le Premier ministre rencontrerait aussi les chefs des organisations juives américaines. Il n’avait pas pu le faire pendant sa visite antérieure à Washington.

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid lors de la conférence des cent premiers jours du gouvernement israélien à Shefayim, le 22 septembre 2021, à gauche ; le roi de Jordanie Abdallah II pendant une rencontre avec le secrétaire d’État américain Anthony Blinken, à Amman, en Jordanie, le 26 mai 2021. (Crédit : Gili Yaari/Flash90 ; AP/Alex Brandon, Pool)

Pour sa part, la Douzième chaîne a fait savoir, samedi, que le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et le roi jordanien Abdullah II se sont rencontrés en secret, le mois dernier, au palais d’Amman. Les deux hauts-responsables ont évoqué « les tensions à Jérusalem autour du mont du Temple » et la nécessité de renforcer les relations entre les deux nations, a précisé la chaîne.

Le ministère des Affaires étrangères a décliné toute demande de commentaire.

Le voyage présumé de Lapid a été le dernier dans le cadre d’une série de contacts de haut-rang entre les deux pays après la prestation de serment du nouveau gouvernement israélien, suite à des années de relations bilatérales tendues lorsque le Premier ministre Benjamin Netanyahu était au pouvoir.

En juillet, Bennett avait rencontré Abdallah en secret au palais d’Amman, le tout premier sommet entre les leaders des deux pays en plus de trois ans. Le président Isaac Herzog s’est aussi entretenu avec le roi de Jordanie, le mois dernier, comme cela avait été également le cas du ministre de la Défense Benny Gantz au mois de février.

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