Bismuth : Tsahal ne remplit pas les formalités qui permettraient de recruter les haredim
Le site d'information Ynet a rapporté que les partis haredim avaient été informés que la législation serait à nouveau inscrite à l'ordre du jour de la commission présidée par le député pour être discutée, la semaine prochaine

Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, Boaz Bismuth, a exigé dimanche que l’armée israélienne présente un calendrier pour l’approbation d’un ordre émis par l’état-major qui généraliserait les dispositions destinées à faciliter le service militaire des jeunes hommes ultra-orthodoxes.
Dans un post qui a été diffusé sur X, le député du Likud – dont la commission devrait bientôt reprendre ses délibérations sur un projet de loi réglementant la conscription des Haredim – a dit avoir écrit, ce mois-ci, au chef de l’Administration du personnel de l’armée israélienne, le général de division Dado Bar Kalifa, pour déplorer que la décision qui avait été prise d’approuver un tel ordre n’avait pas été mise en œuvre « malgré des déclarations répétées de progrès ».
« Aujourd’hui, avant la reprise des discussions sur la loi relative à l’enrôlement militaire des jeunes ultra-orthodoxes, j’ai de nouveau exigé des réponses. Je suis déterminé à mener à bien une réglementation dans le cadre de cette problématique, mais la poursuite de ce processus nécessite l’approbation de l’ordre de la part de l’état-major général, ce qui est un élément central et essentiel pour faire avancer la loi, pour renforcer la confiance et pour créer une infrastructure qui permettra de formuler une solution réelle », a noté Bismuth.
Dans sa lettre datée du 10 novembre, Bismuth a insisté sur le fait qu’un ordre « clair et contraignant » de la part de l’état-major général constituait « une condition fondamentale pour que l’armée soit en mesure de gérer la question de manière professionnelle, transparente et coordonnée ».
Un tel ordre répondrait aux préoccupations qui ont été exprimées par certains dirigeants haredim – comme cela a été le cas du Moshe Maya, membre du Conseil des sages de la Torah du parti Shas au pouvoir, qui a déclaré au micro de la station de radio Radio Kol Hai, au mois d’août dernier, que tout arrangement facilitant l’enrôlement des haredim devait être ancré dans un tel ordre, faute de quoi il serait « sans valeur ».
S’adressant à la commission de contrôle de l’État au sein de la Knesset le mois suivant, Bar Kalifa avait indiqué aux députés que l’armée « s’était engagée à créer un ordre de l’état-major général et à nommer un conseiller pour les affaires haredim — et que le chef d’état-major l’avait déjà approuvé ».
Au-delà de cet ordre, l’armée israélienne dispose déjà de systèmes qui visent à faciliter la conscription des haredim et elle gère déjà plusieurs unités spéciales et un bataillon qui ont été créés pour accueillir les soldats ultra-orthodoxes.
La faction haredi Degel HaTorah a fait savoir, la semaine dernière, qu’elle apportait son soutien au dernier projet de loi controversé de Bismuth, qui, selon ses détracteurs, permettrait aux jeunes hommes de la communauté d’échapper en masse au service militaire. Alors que le parti ultra-orthodoxe Agudat Yisrael s’est opposé au projet de loi, une source du parti Shas a déclaré au Times of Israel que son parti avait « signalé depuis longtemps qu’il y était favorable ».
Dimanche matin, le site d’information Ynet a rapporté que les partis haredim avaient été informés par le cabinet du Premier ministre que la législation serait à nouveau inscrite à l’ordre du jour de la commission de Bismuth pour être discutée plus en détail la semaine prochaine.
Des sources de premier plan, liées à la formation Yahadout HaTorah, ont néanmoins indiqué au Times of Israel qu’elles n’avaient pas eu connaissance de cette information.







