Bolton accuse Netanyahu d’avoir douté des capacités de Kushner
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Bolton accuse Netanyahu d’avoir douté des capacités de Kushner

Selon John Bolton, le Premier ministre aurait exprimé ses "doutes" quant à l’idée de confier au gendre du président son poste d'architecte américain de la paix au Moyen-Orient

Le conseiller principal et gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, à droite, rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au Cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 22 juin 2018. (Crédit : Matty Stern / Ambassade des États-Unis à Jérusalem / Flash90)
Le conseiller principal et gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, à droite, rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au Cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 22 juin 2018. (Crédit : Matty Stern / Ambassade des États-Unis à Jérusalem / Flash90)

Dans son nouveau livre, The Room Where it Happened (La pièce où ça s’est joué), John Bolton, ancien conseiller américain à la Sécurité nationale, a écrit que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lui avait fait part de ses doutes quant à la nomination du beau-fils de Donald Trump, Jared Kushner, en tant qu’architecte principal du plan de paix de l’administration américaine au Moyen-Orient, ont rapporté CNN et le Wall Street Journal.

Bolton a écrit qu’avant de rejoindre la Maison Blanche, il avait eu une conversation avec Netanyahu au cours de laquelle ce dernier aurait exprimé ses « doutes » quant à l’idée de confier à Kushner la mission de tenter de trouver une issue au conflit israélo-palestinien. Netanyahu connaissait déjà alors la famille de Kushner depuis de nombreuses années.

« Il était assez politicien pour ne pas s’opposer publiquement à cette idée, mais comme une large partie du monde, il s’est demandé pourquoi Kushner pensait qu’il réussirait là où des Kissinger ont échoué », a écrit Bolton.

Dans un communiqué diffusé jeudi soir, le service de presse du Premier ministre israélien a rapporté que ce dernier avait « pleinement confiance dans les capacités de Jared Kushner, et rejetait toute allégation qui affirmerait le contraire ».

« Kushner a grandement contribué à faire avancer la paix au Moyen-Orient », poursuit le communiqué. « L’équipe Moyen-Orient de l’administration américaine, dirigée par Kushner, a réussi à formuler les principes du président Trump de sa ‘Vision’ pour la paix, offrant le plan de paix le plus réaliste pour la région. »

« Kushner a également contribué aux décisions historiques du président Trump de reconnaître Jérusalem [comme capitale d’Israël], de déplacer l’ambassade des États-Unis dans la capitale et de reconnaître la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan », poursuit la missive officielle. « Kushner a aidé à faire avancer les relations d’Israël avec le monde arabe. »

« Avec ces réalisations seules et sous la direction du président Trump, Kushner a déjà accompli ce que d’autres avant lui n’ont pas pu accomplir. Nous sommes convaincus qu’en travaillant ensemble, nous pouvons parvenir à une paix durable et sûre que nous souhaitons tous », conclut-elle.

Donald Trump a lui aussi rejeté les accusations explosives de l’ancien haut responsable, les décrivant comme de la « pure fiction ».

Dans un tweet qualifiant l’ancien conseiller à la sécurité nationale de « chiot malade », Trump a affirmé que le livre était une « compilation de mensonges et d’histoires inventées », toutes destinées à salir son image.

« La plupart des déclarations ridicules qu’il m’attribue n’ont jamais été faites, c’est de la pure fiction », a écrit Trump.

La Maison Blanche cherche à faire passer une injonction afin d’empêcher la distribution de The Room Where It Happened, qui détaille ce que Bolton définit comme la preuve que Trump n’est pas « apte » à son rôle de président des États-Unis.

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