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Campagne d’intimidation : Un néonazi américain condamné à 7 ans de prison

Les trois complices de Kaleb Cole ont, eux, préféré passer des accords de plaider-coupable avec les procureurs, ce qui leur a permis d'avoir des peines moins lourdes

Raymond Duda, agent spécial en charge de Seattle, parle à côté d'une affiche qui a été postée plus tôt dans l'année au domicile de Chris Ingalls, un journaliste d'investigation de KING-TV à Seattle, lors d'une conférence de presse à Seattle le 26 février 2020. (Crédit : AP Photo/Ted S. Warren, File)
Raymond Duda, agent spécial en charge de Seattle, parle à côté d'une affiche qui a été postée plus tôt dans l'année au domicile de Chris Ingalls, un journaliste d'investigation de KING-TV à Seattle, lors d'une conférence de presse à Seattle le 26 février 2020. (Crédit : AP Photo/Ted S. Warren, File)

Un ancien dirigeant du groupuscule néonazi américain « Atomwaffen Division » a été condamné mardi à sept ans de prison pour avoir participé à une campagne d’intimidation contre des journalistes et des militants antiracistes.

Kaleb Cole, 25 ans, avait fabriqué avec trois autres membres du groupe des posters ornés de symboles nazis et de cocktail Molotov et les avait adressés en janvier 2020 au domicile de plusieurs reporters, souvent juifs ou issus de minorités, et militants, selon un communiqué du ministère de la Justice.

Lors de son procès devant un tribunal fédéral de Seattle à l’automne, ses victimes ont raconté l’impact de cette campagne d’intimidation : certaines ont déménagé, installé des alarmes, acheté une arme ou quitté la profession de journaliste, selon le ministère.

Ses trois complices ont, eux, préféré passer des accords de plaider-coupable avec les procureurs, ce qui leur a permis d’avoir des peines moins lourdes.

Une affiche du groupe de haine
Atomwaffen (Crédit : Reddit)

L’un d’eux a écopé de 3 ans de prison, un autre de 16 mois. Un juge a même épargné la prison au dernier, un homme transgenre ayant dissimulé son identité à ses comparses, estimant qu’il avait eu une vie suffisamment difficile jusque-là.

Un cinquième responsable de « Atomwaffen Division », John Denton, a été condamné en mai à trois ans et cinq mois de prison après avoir plaidé coupable de « menaces » et « injures ».

Il avait pour sa part participé à une campagne massive de « swatting » qui consistait à passer des appels téléphoniques malveillants pour faire déplacer des unités d’intervention d’urgence de la police américaine (les SWAT) à l’adresse de tiers.

Menée entre octobre 2018 et février 2019, celle-ci avait pris pour cible 134 sites, dont une église afro-américaine, un centre islamique et des journalistes.

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