« C’était très éprouvant », raconte l’un des Iranos-Américains libérés par Téhéran
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« C’était très éprouvant », raconte l’un des Iranos-Américains libérés par Téhéran

L'Iran a libéré Amir Hekmati, Jason Rezaïan, Saïd Abedini et Nosratollah Khosravi dans le cadre d'un échange de prisonniers avec Washington

Amir Hekmati, un ancien soldat de la marine américaine retenu Iran pendant les deux dernières années car il a été accus' d'avoir espionné pour la CIA (Crédit : Hekmati family/FreeAmir.org)
Amir Hekmati, un ancien soldat de la marine américaine retenu Iran pendant les deux dernières années car il a été accus' d'avoir espionné pour la CIA (Crédit : Hekmati family/FreeAmir.org)

L’un des quatre Irano-Américains libérés samedi par Téhéran, l’ex-Marine Amir Hekmati, a décrit mardi soir une attente « très éprouvante » avant de retrouver la liberté, promettant de raconter « plus en détail » ses quatre ans de captivité.

« C’était très éprouvant. J’avais peur que la partie iranienne ne formule de nouvelles exigences à la dernière minute, ou que l’accord ne tienne pas », a raconté l’ex-soldat d’élite de 32 ans, selon une séquence diffusée par la chaîne américaine MSNBC.

Après « deux jours et demi » d’incertitude, les quatre anciens prisonniers ont senti « une immense pression » les abandonner « dès (leur) sortie de l’espace aérien iranien », dans un avion privé mis à disposition par les autorités suisses, a-t-il poursuivi.

Amir Hekmati, examiné à l’hôpital militaire américain de Landhurst (ouest de l’Allemagne), se sent « très chanceux » et dit « revivre » depuis sa libération dans le cadre d’un échange avec Téhéran contre des Iraniens poursuivis aux Etats-Unis.

« J’en étais au point où j’avais quasiment accepté la perspective de passer dix ans en prison », a expliqué l’ancien militaire, arrêté en août 2011 durant une visite à sa grand-mère en Iran et condamné à mort en janvier 2012 pour « espionnage » au profit de la CIA, malgré les démentis de Washington.

La sentence avait ensuite été commuée en une peine de dix ans de prison, purgée dans des conditions difficiles dont il entend parler « plus en détails » lorsqu’il sera rentré aux Etats-Unis, à une date encore non précisée.

Amir Hekmati est arrivé en Allemagne dimanche en même temps que deux autres ex-prisonniers, le correspondant du Washington Post Jason Rezaïan, 39 ans, arrêté en juillet 2014 à Téhéran, et le pasteur protestant Saïd Abedini, 35 ans, interpellé en septembre 2012.

L’Iran a également libéré Nosratollah Khosravi, qui a choisi de ne pas monter à bord du même avion que ses trois camarades et se trouvait encore dimanche à Téhéran, dans le cadre du même accord avec Washington.

L’opération d’échange est intervenue le jour où l’accord nucléaire historique entre l’Iran et les grandes puissances est entré en vigueur.

Les sept Iraniens libérés par les États-Unis, dont six ont la double nationalité, étaient poursuivis ou déjà condamnés pour avoir vendu à l’Iran des équipements industriels en violation des sanctions internationales contre Téhéran.

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