Cisjordanie: une Israélienne tuée sur les routes, sa famille parle de terrorisme
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Cisjordanie: une Israélienne tuée sur les routes, sa famille parle de terrorisme

Hadas Tapuhi, une mère de 4 enfants, aurait fait une embardée dans le sens inverse de la circulation pour éviter des jets de pierres de Palestiniens. La police a ouvert une enquête

Hadas Tapuhi, 30 ans, qui a perdu la vie dans un accident de la route près de l'implantation d'Ateret en Cisjordanie, le 13 janvier 2019. (Autorisation)
Hadas Tapuhi, 30 ans, qui a perdu la vie dans un accident de la route près de l'implantation d'Ateret en Cisjordanie, le 13 janvier 2019. (Autorisation)

La police a déclaré mercredi qu’elle enquêtait sur un accident de voiture mortel en Cisjordanie qui a causé la mort d’une Israélienne, mère de quatre enfants âgée de 30 ans et dont elle n’avait pas encore établi les causes, tandis que sa famille a dit disposer des preuves que des Palestiniens ont lancé des pierres sur son véhicule, lui faisant perdre le contrôle.

Hadas Tapuhi est décédée dimanche lorsque sa voiture a dévié de sa trajectoire et a heurté un camion venant en sens inverse près de l’implantation d’Ateret, où elle vivait, dans le nord de la Cisjordanie.

« La police enquête toujours sur la cause de l’accident et l’enquête n’a pas encore permis d’en déterminer les causes », a déclaré la police dans un communiqué.

Ce communiqué faisait suite aux déclarations répétées de sa communauté et de sa famille selon lesquelles ce n’était pas un accident et que la mort de Tapuhi ne faisait pas l’objet d’une enquête adéquate.

Un communiqué publié dimanche par Ateret indiquait qu’un patrouilleur de l’armée israélienne avait identifié des signes indiquant que des pierres avaient été lancées sur le lieu de l’accident.

« A cet endroit précis, des pierres sont lancées chaque semaine sur les véhicules israéliens », indique le communiqué, qui fournit une image montrant les pierres sur la route.

Une image fournie par l’implantation d’Ateret semble montrer des fragments de pierres sur la route sur le lieu d’un accident de voiture mortel en janvier 2019 (Autorisation).

« Tsahal et la police pensent que la conductrice a tenté d’éviter les pierres qu’on lui avait lancées et qu’elle a dévié de sa trajectoire et a percuté un camion se dirigeant vers elle », dit le communiqué. « Le secrétariat d’Ateret exige que les forces de sécurité terminent l’enquête et empêchent que cela ne se reproduise. »

Si les jets de pierres par les Palestiniens sur les voitures israéliennes sont fréquents en Cisjordanie, les routes sont également notoirement dangereuses, avec une proportion plus élevée de tués que sur les routes situées à l’intérieur de la Ligne verte. La plupart des routes sont à une seule voie dans chaque sens, sans séparateurs, avec une conduite imprudente et peu de contrôle.

Cependant, la police refusant toujours de déterminer la cause définitive de l’accident, sa famille a multiplié les appels en faveur d’une enquête « urgente », sous-entendant sa volonté de voir les services de sécurité du Shin Bet intervenir.

Dans une lettre publiée mardi sur le site d’Israel National News, le frère de Tapuhi, Yuval Langzam, a déclaré que la famille avait d’autres preuves que l’accident avait été causé par des jets de pierres, mais n’a donné aucun détail.

« Nous ne sommes pas disposés à laisser tomber ou à nous calmer, même en cette période des plus douloureuses au début des Shiva (la période du deuil juif) – tant que nous ne saurons pas avec certitude que l’on a enquêté à fond, et par tous les moyens, sur la piste du nationalisme » écrit Langzam.

« Nous exigeons le début d’une enquête complète et urgente qui permettra également d’enquêter sur le [motif] nationaliste. Une enquête sérieuse et approfondie utilisant toutes les ressources militaires et de renseignement disponibles, tout comme elles le font [dans d’autres cas] lorsque c’est nécessaire », a-t-il écrit.

Son appel faisait apparemment référence à l’arrestation récente et aux poursuites imminentes d’un adolescent israélien soupçonné d’avoir jeté une pierre mortelle sur une Palestinienne en octobre.

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