Coalition : Liberman au centre de l’attention de Netanyahu et Gantz
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Coalition : Liberman au centre de l’attention de Netanyahu et Gantz

Le Premier ministre et le chef de Kkahol lavan continuent à échanger des piques après la rupture des négociations d'unité avant une annonce cruciale de Liberman à 13 heures

Photo montage, de gauche à droite : le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, le chef du parti Yisrael Beytenu, Avidgor Liberman, et le Premier ministre et chef du Likud, Benjamin Netanyahu. (Crédit : Yonatan Sindel, Noam Revkin Fenton/Flash90)
Photo montage, de gauche à droite : le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz, le chef du parti Yisrael Beytenu, Avidgor Liberman, et le Premier ministre et chef du Likud, Benjamin Netanyahu. (Crédit : Yonatan Sindel, Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les chefs du parti centriste Kakhol lavan, rival du Likud, ont chacun appelé le responsable de la formation Avigdor Liberman à les rejoindre pour former un gouvernement, réaffirmant ainsi le rôle d’arbitre décisif de Liberman avant sa déclaration à la presse cruciale qui aura lieu dans l’après-midi.

Netanyahu et Gantz se sont mutuellement attribués, mardi soir, dans des déclarations émises à l’issue d’une rencontre d’une heure au bureau du Premier ministre de Jérusalem, la responsabilité d’une rupture semblant caractériser les pourparlers en vue de la mise en place d’un gouvernement d’unité.

La mandat concernant la formation d’un gouvernement qui avait été confié à Gantz expirera mercredi dans la soirée – donnant le coup d’envoi à une période de 21 jours durant laquelle un vote des 61 membres de la Knesset pourra désigner une personnalité du parlement qui sera alors chargée de tenter de former une majorité. Le cas échant, l’Etat juif se dirigera vers de nouvelles élections pour la troisième fois en moins d’une année.

Des responsables de Yisrael Beytenu ont indiqué que Liberman ferait part de sa décision de soutenir Netanyahu ou Gantz – ou aucun des deux – lors de la réunion de faction qui aura lieu mercredi.

Dans une déclaration, le Premier ministre a déformé un ultimatum qui avait été lancé par Liberman au début du mois dans lequel il mettait au défi Netanyahu et Gantz d’accepter de durs compromis – faute de quoi il soutiendrait l’autre candidat et reviendrait sur sa promesse de n’appuyer que la mise en place d’un gouvernement d’unité.

« Malheureusement, la nuit dernière, lors de notre réunion, Benny Gantz a refusé d’accepter la condition posée par Avigdor Liberman – celle d’accepter la proposition du président selon laquelle je siègerai le premier dans un accord de rotation au poste de Premier ministre, assumant moi-même cette fonction actuellement », a noté Netanyahu, ignorant l’appel à prendre un congé en cas d’inculpation figurant dans la proposition.

« Liberman a expliqué qu’il se placerait du côté de la partie qui n’opposerait pas refus », a ajouté Netanyahu. « Maintenant, il reste à voir si Avigdor Liberman est un homme de parole. »

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au centre, lors d’une réunion de l’union de son bloc formé du Likud et des autres partis de droite et religieux, fort de 55 membres, à la Knesset, le 18 novembre 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’ultimatum de Liberman, en plus de demander que Gantz « accepte le plan du président avec notamment une mise en congé », appelait Netanyahu à « dire adieu à son bloc ultra-orthodoxe messianique », en référence au bloc de partis religieux et de droite, fort de 55 députés, qui soutiennent le Premier ministre et qui ont pris part aux négociations de coalition en tant que groupe – ce qui s’est avéré être un obstacle majeur à la mise en place d’un gouvernement d’unité.

Netanyahu est accusé de chercher à obtenir une immunité par le biais de ce bloc face aux poursuites intentées dans trois dossiers pour corruption.

Ni Gantz ni Netanyahu n’ont pleinement accepté les conditions posées par Liberman, qui n’a pas dit ce qu’il ferait si les deux politiciens devaient rejeter son offre.

Le parti du Likud de Netanyahu a émis un autre communiqué mercredi matin, appelant Liberman à ne pas appuyer un gouvernement minoritaire qui serait soutenu par la Liste arabe unie. Ce communiqué est une continuation de la campagne agressive menée par la formation au pouvoir contre les partis à majorité arabe, malgré la réprimande adressée par le président Reuven Rivlin au Premier ministre pour une rhétorique « immonde » utilisée la veille.

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