Comme Paris, Berlin réclame la démission de Francesca Albanese
"Je condamne ses récentes déclarations sur Israël. Elle ne peut rester dans sa fonction", a écrit sur X le ministre allemand des Affaires étrangères

L’Allemagne s’est jointe jeudi à la France pour réclamer la démission de la rapporteuse (très) spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens Francesca Albanese en raison de récents propos sur Israël.
« Mme Albanese s’était déjà permise de nombreux écarts par le passé. Je condamne ses récentes déclarations sur Israël. Elle ne peut rester dans sa fonction », a écrit sur X le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, faisant écho à son homologue français Jean-Noël Barrot.
Sans surprise, l’intéressée, qui n’en est pas vraiment à son coup d’essai, a dénoncé des « accusations mensongères » et une « manipulation » de ses propos.
La polémique avait débuté mardi après une lettre d’un groupe de députés au ministre français pour dénoncer des propos « antisémites » de Mme Albanese qui a désigné, lors d’un forum de la chaîne anti-Israël et pro-Hamas Al Jazeera, « Israël comme un ennemi commun de l’humanité ».
Ils ont demandé que la France « œuvre » pour qu’elle soit « déchue de tout mandat onusien ». Puis M. Barrot a demandé devant le Parlement sa démission en raison de ses « propos outranciers et coupables ».
« Je n’ai jamais, jamais, jamais dit ‘Israël est l’ennemi commun de l’humanité' », a assuré mercredi Mme Albanese à l’antenne de la chaîne France 24.
« J’ai parlé des crimes d’Israël, de l’apartheid, du génocide et j’ai condamné comme l’ennemi commun le système qui ne permet pas d’amener en justice et d’amener à une cessation des crimes d’Israël », a-t-elle ajouté.
My full AJ Forum speech last week: the common enemy of humanity is THE SYSTEM that has enabled the genocide in Palestine, including the financial capital that funds it, the algorithms that obscure it and the weapons that enable it. pic.twitter.com/PzTQFFybsG
— Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt (@FranceskAlbs) February 9, 2026
Une association de juristes a pour sa part annoncé jeudi adresser un signalement à la justice française pour « diffusion de fausses nouvelles » après des propos, selon elle, « frauduleusement » attribués par des députés français à la rapporteuse spéciale.
Pour l’association Juristes pour le Respect du Droit International (Jurdi), ces accusations « constituent une atteinte grave au principe d’indépendance des mécanismes onusiens et soulèvent la question de la diffusion d’informations manifestement inexactes par des autorités publiques ».







