« Comment Israël est devenu le pays de la tech »
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« Comment Israël est devenu le pays de la tech »

Boaz Golany, vice-président du Technion, Institut de technologie d'Israël et université publique basés à Haïfa, répond à la question

Le campus du Technion. (Crédit : autorisation)
Le campus du Technion. (Crédit : autorisation)

Ce vendredi, Boaz Golany, vice-président du Technion, Institut de technologie d’Israël et université publique basés à Haïfa, a publié un article sur le site Acteurs Publics afin d’expliquer comment « Israël est devenu le pays de la tech » et de quelle manière le contexte géopolitique du pays l’a obligé « à se tourner dès les années 1960 de façon massive vers l’innovation » – un phénomène dans lequel « l’armée a eu un rôle central ».

Le professeur explique que le pays était à sa fondation assez pauvre avec une économie reposant en grande partie sur l’agriculture, il s’est tourné vers l’innovation dans les années 1960 – « un virage majeur qui n’a jamais été remis en question par les gouvernements qui se sont succédés depuis ». Ainsi, 4,5 % du PIB d’Israël est consacré à la recherche et au développement.

Le secteur de la défense a été un « moteur », notamment grâce à David Ben Gourion qui a « instauré un commandement militaire scientifique destiné à recruter les plus brillants cerveaux pour que nous soyons les plus efficaces possible face à nos nombreux adversaires ».

Si ce commandement militaire n’existe plus, il a été remplacé par de nombreuses entreprises privées et « les programmes de formation de la défense ont perduré ». C’est ainsi que d’anciens militaires hautement gradés revenus à la vie civile ont pu rejoindre ou créer des sociétés privés, puis qu’ont fini par naître en Israël des technologies innovantes de défense.

« Ces parcours entre secteurs public et privé, avec des passerelles et des interactions régulières, permettent de dépasser les cloisonnements et d’instaurer une culture commune qui ne met pas d’un côté le monde administratif et de l’autre le tissu entrepreneurial », explique le professeur.

Golany cite en exemple le secteur de l’aérospatial et le récent programme Bereshit. « Un programme comme celui-ci a été possible parce qu’il s’est appuyé sur notre écosystème de l’innovation », explique-t-il.

Selon lui, les universités ont également joué un rôle important : « Le credo de la high-tech a été grandement dicté dans les années 1960 par des professeurs des départements de technologie des universités. » Ces mêmes universités rayonnent aujourd’hui à travers le monde, ont noué des partenariats à l’étranger et accueillent toujours plus d’étudiants.

« C’est la méthode portée par Israël que de favoriser un écosystème associant entreprises, start-up et étudiants. Des rencontres, des échanges et des coopérations peuvent naître les initiatives ‘tech’ les plus brillantes », conclut Boaz Golany.

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