Covid-19: plus de 4 milliards d’humains appelés à se confiner
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Covid-19: plus de 4 milliards d’humains appelés à se confiner

Cela représente plus de la moitié (environ 52 %) de la population mondiale, évaluée par l'ONU à 7,79 milliards de personnes en 2020

Cette photo montre une rue déserte dans le quartier de Kabuchiko, normalement animée, à Tokyo, le 7 avril 2020. (Photo par Behrouz MEHRI / AFP)
Cette photo montre une rue déserte dans le quartier de Kabuchiko, normalement animée, à Tokyo, le 7 avril 2020. (Photo par Behrouz MEHRI / AFP)

Plus de quatre milliards de personnes dans près de 100 pays ou territoires sont contraintes ou incitées par leurs autorités à rester confinées chez elles pour lutter contre la propagation du Covid-19, selon un comptage réalisé mardi à partir d’une base de données de l’AFP.

Cela représente plus de la moitié (environ 52%) de la population mondiale, évaluée par l’ONU à 7,79 milliards de personnes en 2020.

La province chinoise du Hubei et sa capitale Wuhan, berceaux de la pandémie, ont été les premières à se confiner fin janvier. Au moment où ces territoires se rouvrent progressivement au monde, leurs mesures de confinement font tache d’huile dans le monde depuis mi-mars.

Plus de 500 millions de personnes étaient concernées le 18 mars, plus d’un milliard le 23 mars, plus de deux milliards le 24 mars et plus de trois milliards le 25 mars. Ce mardi, ce sont au moins 4,06 milliards de personnes, dans au moins 97 pays et territoires, qui sont appelées à rester chez elles.

Photo du temple désert de Kelaniya, un important lieu de culte bouddhiste habituellement fréquenté par beaucoup de monde, lors du confinement national imposé par le gouvernement en mesure préventive contre le COVID-19, autour de la capitale du Sri Lanka de Combo, le 7 avril 2020. (Photo par Ishara S. KODIKARA / AFP)

La plupart – au moins 2,86 milliards d’habitants dans 53 pays et territoires – font l’objet d’un ordre de confinement obligatoire.

Aucune région du monde ne fait exception: l’Europe (Royaume-Uni, France, Italie, Espagne…), l’Asie (Inde, Népal, Sri Lanka…), le Moyen-Orient (Irak, Arabie saoudite, Jordanie, Liban, Israël…), l’Afrique (Afrique du Sud, Maroc, Zimbabwe, Rwanda…), l’Amérique (une large partie des Etats-Unis, Colombie, Argentine, Pérou, Bolivie…) ou encore l’Océanie (Nouvelle Zélande).

Des employés municipaux désinfectent les rues de la Paz le 4 avril 2020, en mesure préventive pour ralentir la propagation du COVID-19. (Photo par Aizar RALDES / AFP)

Dans la plupart des cas, il est tout de même possible de sortir de chez soi pour travailler, acheter des produits de première nécessité ou se soigner.

D’autres territoires (au moins 13 concentrant 669 millions d’habitants) appellent leur population à rester chez elle, sans toutefois prendre de mesures coercitives. C’est notamment le cas du Mexique, des principaux Etats brésiliens, de l’Iran, de la Turquie, de l’Allemagne, de l’Ouganda et du Canada.

Gonzaga Yiga, président de communauté de 49 ans, parle aux résidents à travers un haut-parleur depuis le plus haut bâtiment de la zone le matin et le soir sur les méthodes pour limiter la propagation du COVID-19, à Kampala en Ouganda, le 24 mars 2020. (Photo par Badru KATUMBA / AFP)

Sept régions japonaises, dont Tokyo et sa banlieue, ont rejoint cette liste ce mardi.

Au moins 24 nations ou territoires (environ 495 millions d’habitants) ont mis en place des couvre-feux, interdisant les déplacements en soirée et pendant la nuit. Cette modalité est très répandue en Afrique (Egypte, Kenya, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Guinée, Togo, Sierra Leone, Mauritanie, Gabon) et en Amérique latine (Chili, Guatemala, Equateur, République dominicaine, Panama, Porto Rico).

Un motocycliste emprunte sur une rue déserte dans la ville de Bangkok, le 3 avril 2020, avant le couvre-feu national nocturne visant à endiguer la propagation du COVID-19. (Photo par Mladen ANTONOV / AFP)

Ailleurs dans le monde, la Thaïlande, la Syrie, la Serbie ou le Koweit en ont également instauré.

Enfin, au moins sept pays ont mis leurs principales villes en quarantaine, avec interdiction d’y entrer et d’en sortir. C’est le cas de Kinshasa (RDC), d’Helsinki (Finlande) ou encore de Bakou (Azerbaïdjan). Les agglomérations concernées comptent au total plus de 30 millions d’habitants.

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