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COVID : Baisse de l’espérance de vie en l’Europe de l’Ouest et aux USA

Cette diminution est sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale ; 27 sur 29 pays sont touchés et ce sont les États-Unis qui connaissent le pire déclin, selon une étude

Photo d'illustration : Des personnels soignants transportent un défunt dans un camion réfrigéré servant de morgue au l Brooklyn Hospital Center à New York City, le 9 avril 2020. (Crédit : Angela Weiss/AFP)
Photo d'illustration : Des personnels soignants transportent un défunt dans un camion réfrigéré servant de morgue au l Brooklyn Hospital Center à New York City, le 9 avril 2020. (Crédit : Angela Weiss/AFP)

La pandémie de COVID-19 a entraîné la plus importante diminution de l’espérance de vie aux États-Unis et dans les pays d’Europe de l’Ouest depuis la Seconde Guerre mondiale, selon une nouvelle étude publiée lundi.

Cette recherche, parue dans le journal International Journal of Epidemiology, indique que sur 29 pays au total – les États-Unis, le Chili ou des pays situés dans la majorité de l’Europe – 27 enregistrent une baisse de l’espérance de vie.

Dans certains cas, les pays connaissent un tel recul que ce sont des années de progrès réalisés dans l’augmentation de l’espérance de vie qui se trouvent tout simplement effacées.

Le plus grand déclin est enregistré chez les hommes américains, qui perdent 2,2 ans d’espérance de vie par rapport à 2019. Viennent ensuite les hommes de Lituanie, qui perdent pour leur part 1,7 an de vie, selon The Guardian.

Ce sont les hommes en général qui sont le plus touchés par cette diminution.

« Les femmes de huit pays et les hommes de onze pays connaissent une baisse de leur espérance de vie supérieure à un an », explique le docteur José Manuel Aburto, l’un des auteurs de l’étude.

Un malade de la COVID-19 au sein de l’unité de soins intensifs de l’hôpital Posta Central de Santiago, au Chili, le 4 juin 2021. (Crédit : AP Photo/Esteban Felix)

« Pour remettre les choses dans leur contexte, il a fallu en moyenne à ces pays cinq ou six ans pour améliorer récemment l’espérance de vie, des progrès qui ont été annihilés au cours de l’année 2020 par la COVID-19, » ajoute-t-il.

Depuis le début de la pandémie, ce sont presque cinq millions de personnes qui ont succombé à une forme grave du coronavirus dans le monde.

« Le fait que nos résultats mettent en exergue un impact aussi important qui est directement attribuable à la COVID-19 montre combien le choc de l’épidémie a été dévastateur pour de nombreux pays », commente une autrice de l’étude, le docteur Ridhi Kashyap.

Elle appelle aussi un plus grand nombre de nations, notamment défavorisées, à mettre à disposition leurs données de mortalité, selon l’agence Reuters.

« Nous appelons un plus grand nombre de pays à mettre à disposition et à publier leurs données de mortalité par sexe de manière à mieux comprendre les différents impacts de la pandémie dans le monde entier », dit Kashyap.

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