COVID: Les mises à l’isolement renforcées à l’aéroport Ben-Gurion
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COVID: Les mises à l’isolement renforcées à l’aéroport Ben-Gurion

Même si les ministres n'imposent pas de restrictions majeures, ils ordonnent des dépistages dans les centres gériatriques et dans les camps d'été

Un Israélien effectue un test de dépistage au coronavirus dans un centre du plateau du Golan suite à une reprise épidémique, le 7 juillet 2021. (Crédit :  Michael Giladi/Flash90)
Un Israélien effectue un test de dépistage au coronavirus dans un centre du plateau du Golan suite à une reprise épidémique, le 7 juillet 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)

Le cabinet chargé de la lutte contre le coronavirus a décidé, mercredi, de ne pas réimposer des restrictions majeures, alors même que l’on assiste à une  recrudescence du nombre de cas de COVID-19 dans le pays. Le cabinet a toutefois ordonné des tests rapides de dépistage dans les centres gériatriques et dans les camps d’été pour détecter les éventuelles reprises de l’épidémie. Il a aussi convenu d’exiger de tous les arrivants à l’aéroport Ben Gurion de se placer en quatorzaine jusqu’à réception d’un test négatif, même s’il n’a pas précisé quand cette mesure serait mise en vigueur.

Ce groupe de ministres chargé d’élaborer les politiques face à la crise du coronavirus s’est réuni pour débattre de la réintroduction de restrictions pour faire baisser les taux de morbidité après une rencontre, la veille, au cours de laquelle aucune décision n’avait été prise.

Suite à la réunion qui a eu lieu ce mercredi, le panel a décidé de renforcer la campagne de vaccination en cours et les campagnes publiques de sensibilisation au respect des gestes barrières – distanciation sociale et port du masque. Il a annoncé que des tests de dépistage rapides seraient mis à disposition des visiteurs et autres qui se rendent dans les structures gériatriques ainsi que des jeunes qui fréquentent les camps d’été, qui accueillent plus de cent personnes.

Les ministres ont fait savoir que tous les voyageurs arrivant de l’étranger devront dorénavant se soumettre obligatoirement à un test de dépistage à leur arrivée sur le territoire. Ils devront ensuite se placer à l’isolement jusqu’à réception d’un résultat de test négatif. Les arrivants vaccinés ou guéris du coronavirus étaient jusqu’à présent dispensés de cette quatorzaine.

Le ministère de la Santé réfléchira aussi à écourter la période de quarantaine elle-même, a expliqué un communiqué émis après la réunion. Pour les cas-contacts, cette période est actuellement de dix jours si deux tests sont réalisés dans l’intervalle ou de 14 jours si aucun dépistage n’est effectué – même si les personnes vaccinées peuvent échapper à l’isolement s’il n’a pas été confirmé qu’elles ont bien attrapé le coronavirus.

« Le cabinet a aussi autorisé le Premier ministre et le ministre de la Santé à prendre des décisions régulières permettant de mettre en œuvre la stratégie qui a été déterminée », a noté un communiqué du bureau du Premier ministre.

Des Israéliens, dont certains portent le masque, au marché Carmel de Tel Aviv, le 5 juillet 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le bilan quotidien des nouveaux cas de coronavirus a continué à augmenter dans la journée de mardi, avec 521. Pour la première fois depuis depuis quelques mois, le nombre de cas a dépassé la barre des 500 pendant deux jours consécutifs.

Les chiffres diffusés par le ministère mercredi ont indiqué que le nombre de cas graves était passé à 40 – soit deux de plus que 24 heures auparavant et un chiffre record depuis le mois de mai.

Les données du ministère ont établi qu’il y avait actuellement 3 274 cas actifs dans le pays. Le bilan des décès reste de son côté inchangé, à 6 429.

Ces informations ont été rendues publiques alors que les caisses d’assurance-santé du pays seraient dans l’incapacité d’atteindre l’objectif fixé par le gouvernement, qui était de vacciner 50 % des préadolescents et adolescents âgés de 12 à 15 ans d’ici la fin du mois.

Dès ce week-end, les adolescents ne pourront plus utiliser les doses issues des stocks existants de vaccin – ces derniers expirant à la fin du mois. Un intervalle de trois semaines est par ailleurs nécessaire entre l’administration de la première dose et l’injection de la seconde.

La Clalit a indiqué qu’elle avait vacciné 63 500 enfants, ce qui représente 20 % de ses adhérents dans le groupe d’âge concerné.

La caisse d’assurance-santé a indiqué avoir procédé à 20 600 vaccinations, ce qui – en prenant en compte les rendez-vous pris – représente 32 % de ses adhérents dans la catégorie ciblée.

Du côté de Leumi, 7 500 préadolescents et adolescents ont été vaccinés dans les dispensaires ouverts à cet effet – ce qui représente 25 % des membres du groupe concerné.

Seule la Maccabi a fait savoir qu’elle avait vacciné près de 50 % de ses membres dans la catégorie des 12-15 ans, sans donner de chiffre supplémentaire.

Un adolescent israélien se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de vaccination mis en place par la municipalité de Tel Aviv et le Magen David Adom, à Tel Aviv, le 6 juillet 2021. (Crédit :Tomer Neuberg/Flash90)

Bennett a estimé que la vaccination – et la vaccination en particulier des enfants du pays – était déterminante pour stopper la récente épidémie. Elle permet également, a-t-il affirmé, d’éviter de réimposer les restrictions mises en vigueur pendant toute l’année dernière.

Cette recrudescence du virus est devenue une question majeure pour le nouveau gouvernement de Bennett. Elle a lieu deux mois après une très forte baisse du nombre de cas qui avait permis à l’État juif de lever la majorité des restrictions et de rouvrir sa vie publique.

Cette résurgence du coronavirus en Israël est largement attribuée à la propagation du variant Delta, qui avait été initialement identifié en Inde et qui serait deux fois plus contagieux que la souche Alpha originale.

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