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David Amsalem du Likud porte plainte pour diffamation contre plusieurs médias

Le député réclame des dommages et intérêts après des publications qui suggéraient qu'il avait dit que tous les "gauchistes" devaient être emprisonnés

David Amsalem, député du Likud, à la tribune de la Knesset, le 2 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
David Amsalem, député du Likud, à la tribune de la Knesset, le 2 septembre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le député du Likud David Amsalem a porté plainte, dimanche, contre une série de personnalités et de médias suite à la publication d’informations qui avaient laissé entendre, au mois de novembre, qu’il avait dit que tous les « gauchistes » devaient être jetés en prison.

Amsalem avait vigoureusement démenti avoir tenu ces propos à l’époque et certains médias avaient admis l’erreur, mais dans les documents qui ont été déposés auprès de la Cour des magistrats de Jérusalem, le député réclame 500 000 shekels de dommages et intérêts et déclare que les corrections apportées par les médias – des corrections qu’il a qualifiées d’inappropriées – ont été trop tardives pour empêcher les dégâts.

La plainte, qui a été déposée par l’intermédiaire de son avocat Motti Shimon, s’en prend notamment à la Douzième chaîne, au journal The Marker, au groupe de presse Haaretz et à son propriétaire, Amos Shkon, au journal Calcalist et à d’éminentes personnalités des médias comme le journaliste Danny Kushmaro de la Douzième chaîne, le rédacteur en chef du Yedioth Ahronoth Ron Yaron.

En plus d’une indemnisation financière, Amsalem demande une rétractation officielle de l’information et un ferme démenti de la part de ceux qui l’ont relayée.

David Amsalem, ministre des Communications, prend la parole lors d’une cérémonie au ministère des Communications à Jérusalem, le 10 juillet 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

La Douzième chaîne et The Marker avaient publié une note sur leurs sites web respectifs, précisant que les propos qui avaient été attribués à Amsalem étaient erronés, mais le député a affirmé au tribunal, dans la plainte, que ces corrections et ces excuses n’ont été faites « qu’après que l’information avait largement circulé, entraînant des dommages croissants – avec une information qui s’est propagée si rapidement qu’il a été impossible de l’arrêter et de remédier à la situation ».

Il indique aussi que les corrections ont été publiées beaucoup plus discrètement que l’information originale et que par conséquence, elles ont eu une portée plus restreinte.

Tout avait commencé au mois de novembre quand, lors d’une conversation audio avec ses abonnés sur Twitter, Amsalem avait tenu plusieurs propos provocants. Il avait alors été dit qu’il avait déclaré que les « gauchistes » devaient être « parqués » si son parti du Likud devait revenir au pouvoir.

Les condamnations de ces propos et d’autres qu’il avait tenus à cette occasion avaient afflué et la députée Michal Rozin (Meretz), avait même demandé à la commission d’Éthique de la Knesset d’examiner les paroles prononcées par le parlementaire.

La députée Michal Rozin assiste à une réunion de la faction Meretz à la Knesset à Jérusalem, le 19 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Dans l’enregistrement de cette discussion sur Twitter, Amsalem, évoquant les conseillers juridiques du gouvernement et d’importantes personnalités de la police, dit : « Il y a des loups qui dévorent tout ce qui bouge – si nous ne savons pas comment les retenir et les enfermer dans un enclos, ils finiront par nous manger encore une fois et le pays se précipitera, dès lors, vers l’abysse ».

Le député avait ajouté que le gouvernement était, selon lui, « dingue », « bolchévique », « un gang anti-sioniste qui s’est saisi du pays. Le gouvernement de la Palestine. Une serpillère ».

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