Dècès de Julie Ravouna-Hasson, rescapée lyonnaise de la Shoah
Elle avait été arrêtée à Lyon en mars 1944, en même temps que ses parents - qui ont péri dans la Shoah - et son frère - qui a survécu et plus tard déménagé en Israël
Julie Ravouna-Hasson, déportée et rescapée lyonnaise du camp d’extermination d’Auschwitz, s’est éteinte le 16 septembre dernier à l’âge de 93 ans. Elle est décédée à son domicile, entourée de ses proches, a rapporté France 3 Régions.
Née en 1927, originaire de Macédoine et arrivée en France bébé en 1928, elle a été arrêtée à Lyon en mars 1944, en même temps que ses parents et son frère. Elle était alors étudiante en dactylographie.
Conduits au siège de la Gestapo, Julie a ensuite été emmenée à la prison de Montluc avant d’être déportée avec sa mère et son frère au camp de Drancy, puis à Auschwitz le 27 mars 1944 par le convoi 70.
Affectée à la laverie et à la confection de vêtements, elle a été transférée à proximité de Leipzig en novembre 1944, avant d’être évacuée à Theresienstadt en Tchécoslovaquie en avril 1945, d’où elle parviendra à s’enfuir.
Amnésique, ne se souvenant plus de son nom, elle réussira néanmoins à recontacter sa sœur ainée à son retour à Lyon. Elle retrouvera aussi sa plus jeune sœur.
Sa mère a été gazée peu après leur arrivée à Auschwitz. Son frère a lui survécu et a plus tard déménagé en Israël.
Le père, Salomon Hasson, soupçonné d’appartenir à un réseau de résistance, a été torturé par Klaus Barbie avant d’être fusillé le 21 avril 1944.
Après avoir gardé le silence de nombreuses années, Julie Ravouna-Hasson avait témoigné de son histoire à France 3 Rhône-Alpes en 2005, puis pour l’INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Elle s’était également exprimée dans des écoles.
Toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches, comme je regrette de ne pas l'avoir connue ????https://t.co/ltdVpgvjB5?
— Les Derniers/ The Last Ones (@Les_Derniers) September 29, 2020
L’une des dernières survivantes d’Auschwitz à Lyon, Julie Ravouna-Hasson s’est éteinte ce mercredi. Nous l’avions rencontrée pour France 3 en 2005. Elle n’avait jamais raconté son histoire. Puis revue en janvier dernier avec ses enfants. RIP Julie. @antoinevit @Fondation_Shoah pic.twitter.com/XaIeoQJtej
— Myriam Figureau (@MyriamFigureau) September 16, 2020








