Décès de la survivante de la Shoah Marie Lipstadt-Pinhas
Née en 1931 en Grèce, elle est décédée le 25 juin dernier à l’âge de 89 ans ; après la guerre, elle avait témoigné inlassablement de son expérience et des atrocités nazies
« Il faut transmettre pour faire revivre ceux dont le sort ne leur a pas permis de conter leurs histoires », disait Marie Lipstadt-Pinhas, survivante du camp d’extermination d’Auschwitz.
Née en 1931, elle est décédée le 25 juin dernier à l’âge de 89 ans.
D’origine grecque, sa famille s’était installée à Bruxelles en 1932. Ils ont été déportés en juillet 1944 à Auschwitz par le 26e convoi suite à une dénonciation anonyme. Son père, Isaak Pinhas, a péri dans la Shoah, gazé à son arrivée au camp de Mauthausen, le 5 février 1945.
Marie a été libérée après avoir été transférée dans d’autres camps, dont Dachau, et survécu à la dysenterie et aux sélections. Elle a retrouvé Bruxelles avec sa mère en juin 1945.
Après la guerre, elle a témoigné inlassablement de son expérience et des atrocités nazies et est devenue sténo-dactylo.
En 2006, elle avait reçu le titre de « Mensch de l’année » du Centre communautaire laïc juif, qui a republié son histoire suite à son décès. Elle vivait dans la commune d’Uccle avec son mari, Bernard Lipstadt, lui aussi rescapé de la Shoah. Ils ont eu deux filles.
Marie Lipstadt-Pinhas s’était exprimée en début d’année au Parlement belge à l’occasion de la journée internationale pour la mémoire des victimes de la Shoah.








