Décès du comédien et metteur en scène Robert Hossein
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Décès du comédien et metteur en scène Robert Hossein

Le géant du théâtre populaire avait fêté mercredi ses 93 ans

Le réalisateur français Robert Hossein avant la projection du film "Burning" à la 71e édition du Festival de Cannes, le 16 mai 2018. (Crédit : Alberto PIZZOLI / AFP)
Le réalisateur français Robert Hossein avant la projection du film "Burning" à la 71e édition du Festival de Cannes, le 16 mai 2018. (Crédit : Alberto PIZZOLI / AFP)

Monument du théâtre, le comédien et metteur en scène français Robert Hossein, connu pour son rôle du comte de Peyrac dans la série des « Angélique » et pour ses comédies musicales grandioses comme « Les Misérables », est décédé jeudi, a annoncé son épouse à l’AFP.

Il est décédé « ce matin à l’hôpital », après « un problème respiratoire », a indiqué la comédienne Candice Patou, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point. L’acteur avait fêté mercredi ses 93 ans.

« Du théâtre comme vous n’en verrez qu’au cinéma », prônait ce défenseur du théâtre destiné au plus grand nombre, avec de super productions comme « Un homme nommé Jésus », « Les Misérables » ou « Notre Dame de Paris ».

Mais avant cela, il était un acteur devenu un sex-symbol dans les années 1960 grâce au rôle de Jeoffrey de Peyrac dans « Angélique, marquise des anges », qui le rend célèbre.

Né Abraham Hosseinoff le 30 décembre 1927 à Paris, il était le fils du compositeur André Hossein (né Aminoullah Hosseinoff), d’origine persane ou azérie et de confession zoroastrienne, et d’Anna Mincovschi, comédienne juive native de Soroca (Moldavie).

Il a grandi dans la pauvreté et décidé après la guerre, à 15 ans, de se consacrer à l’art dramatique.

À Reims, il fonde son « théâtre populaire » et une école d’où sortiront les comédiennes Anémone et Isabelle Adjani.

Au cinéma, sa carrière s’étend de 1948 à 2019, donnant notamment la réplique à Brigitte Bardot dans « Le repos du guerrier » (1962), et devenant l’acteur fétiche de Roger Vadim (« Le Vice et la Vertu » en 1963, « Barbarella » en 1968).

« Il a été acteur, auteur, metteur en scène, c’était le prince du théâtre populaire, on ne compte pas ses succès, il avait un sourire charmeur, un œil de velours, une belle voix : que d’atouts pour un homme qui avait le charme de Robert Hossein – c’est normal puisque c’était lui ! », a réagi l’ancien président du Festival de Cannes, Gilles Jacob sur Twitter.

Baptisé catholique au seuil de la cinquantaine, Robert Hossein a aussi consacré plusieurs spectacles à la religion et à Jésus. Il avait rencontré le pape en 2016.

Il laisse derrière lui quatre fils : Igor, Pierre, Aaron Eliacheff, devenu rabbin à Strasbourg, et Julien.

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