Découvrez un aperçu du probable gouvernement de Netanyahu
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Découvrez un aperçu du probable gouvernement de Netanyahu

La cérémonie d'investiture à la Knesset est prévue à 19h

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une session du plénum sur l'expansion du nombre de ministres dans la nouvelle coalition le 11 mai 2015. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une session du plénum sur l'expansion du nombre de ministres dans la nouvelle coalition le 11 mai 2015. (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Le Premier ministre israélien sortant Benjamin Netanyahu soumet jeudi soir à l’investiture du Parlement son nouveau gouvernement, à la merci de la défection d’un seul député en raison de l’étroitesse de sa majorité.

Si ce cabinet reçoit l’approbation des députés à l’issue de ce vote, la communauté internationale très circonspecte aura affaire à un gouvernement très à droite.

Au cours d’une séance de la Knesset prévue à 19H00, Netanyahu doit prononcer un discours et présenter la composition de son cabinet, qui n’était pas encore finalisée jeudi en début d’après-midi. Les nouveaux ministres doivent ensuite prêter serment.

La dernière ligne droite pour les nominations au gouvernement

Alors que la course du Premier ministre Benjamin Netanyahu contre la montre pour conclure les négociations, des changements de dernière minute ont été opérés. Le dirigeant du parti Aryeh Deri devrait abandonner le ministère des Services religieux qui devrait être au député de Shas, David Azoulay.

Deri devrait conserver la direction du ministère de l’Economie et le ministère du Développement du Néguev et de Galilée

Le député Yitzhak Cohen de Shas sera nommé ministre adjoint de l’Economie et sous-ministre du développement du Néguev et de Galilée, selon Israel Radio.

Voici un aperçu du probable prochain gouvernement :

Moins d’une heure avant que le 34ème gouvernement d’Israël ne prête serment, il y a eu quelques changements de dernière minute dans les nominations du parti ultra-orthodoxe Shas.

Le dirigeant du parti Aryeh Deri devrait abandonner le ministère des Services religieux qui devrait être au député de Shas, David Azoulay.

Deri devrait conserver la direction du ministère de l’Economie et le ministère du Développement du Néguev et de Galilée

Le député Yitzhak Cohen de Shas sera nommé ministre adjoint de l’Economie et sous-ministre du développement du Néguev et de Galilée, selon Israel Radio.

Danny Danon du Likud serait nommé à la tête du ministère de la Science, de la Technologie et de l’Espace.

Moshe Yaalon garderait le ministère de la Défense.

Yuval Steinitz, ancien ministre des Renseignements, aurait été nommé au ministère de l’Infrastructure nationale, de l’Energie et de l’Eau mais conserverait le très sensible dossier du nucléaire iranien..

Yisrael Katz serait au ministère des Transports et du ministère des Renseignements.

Miri Regev aurait obtenu le ministère de la Culture et des Sports

Ofir Akunis aurait eu un poste ministériel lié au ministère des communications mais ne serait pas à la tête du ministère. Netanyahu garderait le portefeuille pour lui.

Benny Begin serait au ministère des Affaires stratégiques.

Haim Katz aurait été nommé au ministère de la Protection sociale et des Services sociaux.

Zeev Elkin serait ministère de l’Intégration.

Et Yariv Levin aurait obtenu le portefeuille du ministère du Tourisme.

La députée du Likud, Tzipi Hotovely, entrerait au gouvernement en tant que ministre adjointe des Affaires étrangères d’Israël, avec aucun ministre au-dessus d’elle. (Ce qui signifie qu’elle tiendra les rênes du ministère).

Les experts politiques supposent que Netanyahu garde le poste de ministre des Affaires étrangères ouvert pour le moment pour tenter de séduire soit Avigdor Liberman de Yisrael Beitenu ou le dirigeant de l’Union sioniste, Isaac Herzog. Jusqu’à ce que le poste soit pourvu, Hotovely sera à la tête de la diplomatie israélienne sous ‘égide de Netanyahu.

Ceci est un coup dur pour le numéro 2 du Likud, Gilad Erdan, et le député Silvan Shalom, qui tous deux deux se disputaient le portefeuille des Affaires étrangères.

On ne sait pas encore si Gilad Erdan obtiendra un poste au gouvernement. Il avait dans un premier temps demandé le ministère des Affaires étrangères, puis ensuite le ministère de la Sécurité intérieure et publique, après avoir fusionné les deux ministères. Ces deux propositions auraient été rejetées par Netanyahu.

Le quatrième gouvernement de Netanyahu, encore plus à droite que le sortant, dispose d’une majorité minimale de 61 voix sur 120, ce qui l’expose à la moindre absence dans son camp, voire au moindre mouvement d’humeur d’un député frustré de ne pas avoir obtenu le portefeuille convoité.

La possibilité d’une mise en minorité de Netanyahu reste toutefois limitée, selon les commentateurs.

Mais un député du propre parti de Netanyahu a mis en lumière la menace pesant sur la coalition. Ayoub Kara s’est fait hospitaliser jeudi, jetant le doute sur sa présence décisive dans la soirée au moment crucial.

Netanyahu otage de ses alliés

Kara est membre de la communauté druze. Il affirmait il y quelques jours qu’il serait « impensable » qu’il n’y ait pas de Druze à la table du conseil des ministres et déclarait : « Si je ne suis pas ministre il y aura des surprises ».

Sorti triomphant des législatives du 17 mars qu’il avait lui-même provoquées, Netanyahu s’est retrouvé, après le lâchage de son ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, en butte à la surenchère des partis censés participer à sa majorité partenaires de sa coalition. Il est aussi devenu l’otage des exigences au sein de son propre parti, le Likud.

Après 42 jours de marchandage, il lui a fallu attendre les dernières minutes du délai qui lui était imparti pour forger une coalition précaire. Mais jeudi, quelques heures avant la présentation au Parlement, il négociait encore avec les caciques de son parti la répartition des portefeuilles au sein du Likud.

Netanyahu, limité par la loi dans le nombre de portefeuilles qu’il pouvait délivrer, a fait adopter mercredi in extremis un nouveau texte lui permettant de nommer davantage de ministres et de désarmorcer une possible insurrection.

Une quinzaine de députés du Likud candidats à un poste ministériel se disputaient une douzaine de portefeuilles réservés à ce parti dans les accords de coalition passés avec le parti nationaliste religieux Foyer juif, deux partis ultra-orthodoxes et Koulanou, un parti de centre droit.

Tensions diplomatiques

S’il est investi, ce gouvernement va au-devant de la défiance internationale. Les Etats-Unis, grand allié d’Israël, ont clairement signalé qu’ils attendaient M. Netanyahu et son cabinet au tournant.

Américains et Européens s’inquiètent de la présence dans le gouvernement d’un grand nombre de partisans de la poursuite de la construction et d’adversaires de la création d’un Etat palestinien.

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