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Des agents du Hezbollah filmés en train de voler du matériel de surveillance israélienne

Selon l’armée, ce dernier incident d'une série de "provocations" du groupe terroriste ne représentait aucune menace pour les habitants de la ville voisine de Metoula

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah escaladant une tour de surveillance israélienne à la frontière avec le Liban, le 12 juillet 2023. (Crédit : Réseaux sociaux ; utilisé conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Des membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah escaladant une tour de surveillance israélienne à la frontière avec le Liban, le 12 juillet 2023. (Crédit : Réseaux sociaux ; utilisé conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Des membres du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah ont escaladé un mirador israélien à la frontière et ont volé du matériel de surveillance, comme le montrent les images du dernier débordement survenu mercredi le long de la frontière.

Des images et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux mercredi et jeudi montrent un certain nombre d’hommes grimpant sur une structure de surveillance, qu’Israël soutient être de son côté de la frontière, plaçant des drapeaux et arrachant des caméras militaires, qu’ils ont emportées, encore intactes.

L’armée israélienne a déclaré dans un communiqué jeudi qu’un certain nombre de suspects avaient escaladé la barrière de sécurité près de la ville de Metoula, dans le nord du pays, « tout en essayant de mener des provocations à l’encontre des forces de Tsahal et de saboter les infrastructures dans la région ».

L’armée a déclaré que les suspects n’avaient pas pénétré en territoire israélien et qu’ils ne représentaient aucune menace pour les résidents de la région.

Les drapeaux ont ensuite été retirés de la tour par des militaires.

On ignore si les caméras volées par les membres terroristes du Hezbollah contiennent des technologies d’espionnage sensibles.

Une photo postée vendredi par un correspondant affilié au Hezbollah montrait la tour vidée de tout équipement. On ignore si les caméras ont été enlevées par le Hezbollah ou par Israël.

L’incident s’est produit quelques heures après que des membres du Hezbollah ont tenté d’endommager la barrière frontalière entre Israël et le Liban dans une autre zone. Tsahal a fait exploser une charge explosive non létale dans la zone, blessant légèrement trois des membres du Hezbollah.

L’armée a également tiré des coups de semonce sur un groupe de terroristes du Hezbollah qui ont lancé des pétards et allumé des incendies près de Metoula plus tôt dans la journée de mercredi, lors d’une manifestation organisée pour marquer les 17 ans de la Seconde Guerre du Liban de 2006.

Vendredi, Tsahal a déclaré que les troupes avaient à nouveau tiré des coups de semonce et utilisé des moyens de dispersion des émeutes après qu’un certain nombre de suspects libanais eurent lancé des pierres en direction de la frontière. Le petit groupe a finalement quitté la zone, a déclaré un porte-parole militaire.

Ces incidents semblent être les derniers d’une série d’actions du Hezbollah le long de la frontière nord qui ont fait monter la tension ces dernières semaines.

Depuis le début du mois de juin, Israël cherche à faire retirer deux tentes placées par le Hezbollah en territoire israélien, au nord de la frontière internationalement reconnue, dans la région contestée du mont Dov, également connue sous le nom de « Fermes de Chebaa ». L’une des tentes a été enlevée après qu’Israël a envoyé un message au Hezbollah le menaçant d’une confrontation armée s’il n’enlevait pas l’avant-poste dans les plus brefs délais. Mais Nasrallah a affirmé que l’autre tente resterait en place.

Début juillet, un missile anti-char a été tiré depuis le Liban sur le village contesté de Ghajar, sans faire de blessés.

À LIRE : Ghajar, un village israélien situé à la frontière libanaise sort de l’oubli (absolu)

Lors d’un autre incident survenu la semaine dernière, des dizaines de soldats libanais et quelques membres du Hezbollah ont pénétré en territoire israélien sans passer la barrière frontalière elle-même, avant de rebrousser chemin, a rapporté la radio de l’armée.

Le mois dernier, le Hezbollah a déclaré avoir abattu un drone israélien qui survolait un village du sud du Liban.

La frontière entre Israël et le Liban, connue sous le nom de « Ligne bleue », est marquée par des barils bleus le long de la frontière et se trouve à plusieurs mètres de la clôture israélienne dans certaines zones, qui, selon Israël, est entièrement construite sur le territoire israélien.

La zone du mont Dov où les tentes ont été dressées a été prise à la Syrie par Israël lors de la guerre des Six Jours, en 1967, puis officiellement annexée en même temps que le plateau du Golan et le village de Ghajar, implantation à majorité alaouite. Le gouvernement libanais affirme que la région appartient au Liban.

Israël a transmis à l’ONU des demandes de retrait des tentes et, en réponse, le Liban et le Hezbollah ont exigé qu’Israël se retire de Ghajar.

La clôture frontalière entre le Liban et Israël, vue du village arabe de Ghajar, dans le nord d’Israël, le 13 janvier 2023. (Crédit : Issac Harari/Flash90)

Après le retrait israélien du Liban en 2000 et la démarcation de la Ligne bleue, le village a été divisé en deux, la moitié nord passant officiellement sous contrôle libanais. Israël a repris le contrôle de l’ensemble du village pendant la deuxième guerre du Liban en 2006, et les habitants se sont opposés à plusieurs reprises à la division potentielle du village et à l’annexion de sa moitié nord au Liban.

Le village est resté une zone militaire fermée pendant plus de vingt ans, les non-résidents devant obtenir une autorisation spéciale pour y entrer ou en sortir. En septembre, avec la construction d’une barrière au nord du village pour bloquer l’entrée du Liban, les restrictions d’accès ont été levées.

Le Hezbollah est depuis longtemps l’adversaire le plus important de Tsahal aux frontières d’Israël, avec un arsenal estimé à près de 150 000 roquettes et missiles pouvant atteindre n’importe quel endroit en Israël.

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