Des centaines de manifestants anti-Netanyahu défilent à Tel Aviv
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Des centaines de manifestants anti-Netanyahu défilent à Tel Aviv

Au moins deux manifestants ont été arrêtés, dont l’un pour avoir agressé un policier ; d'autres rassemblements ont été organisés à travers le pays

Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jaffa, Tel Aviv, le 8 octobre 2020. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)
Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Jaffa, Tel Aviv, le 8 octobre 2020. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Des centaines de manifestants antigouvernementaux ont défilé à Tel Aviv jeudi soir, au lendemain de la prolongation par le gouvernement des mesures d’urgence qui interdisent les rassemblements publics pour une semaine supplémentaire.

De plus petites manifestations contre le Premier ministre ont eu lieu dans tout le pays, conformément aux restrictions interdisant aux Israéliens de se déplacer à plus d’un kilomètre de chez eux.

Quelques légers accrochages sont survenus entre les manifestants et la police à Tel Aviv. Au moins deux manifestants ont été arrêtés et la police a distribué des amendes à des dizaines de personnes pour non-port du masque et déplacement à plus d’un kilomètre de chez eux, selon le site d’information Ynet. Deux autres manifestants ont été arrêtés puis relâchés.

Une femme âgée d’une vingtaine d’années a été arrêtée après avoir refusé une demande de la police de mettre un masque et de s’identifier, avant qu’elle ne frappe et ne donne des coups de pied à un officier, a déclaré la police.

Les manifestants se sont rassemblés sur la place Habima de Tel Aviv pendant quelques heures, puis ont défilé en direction du quartier voisin de Jaffa.

https://www.timesofisrael.com/hundreds-of-anti-netanyahu-protesters-march-in-tel-aviv-despite-virus-lockdown/?jwsource=cl

Un peu avant minuit, la police a encerclé les manifestants dans le quartier Florentin au sud de Tel Aviv, prévenant que « ceux qui souhaitent partir doivent faire la queue et présenter une pièce d’identité pour être autorisé à partir ». Les manifestants se sont dispersés peu après.

Des manifestations ont eu lieu jeudi dans tout le pays pour la troisième fois cette semaine.

Le groupe des « Drapeaux noirs », l’une des organisations chefs de file du mouvement, a déclaré que plus d’un millier de manifestations avaient eu lieu à travers Israël. Il a indiqué que des « manifestations géantes » auraient lieu samedi, lors des rassemblements hebdomadaires contre Netanyahu.

« Chaque jour où Netanyahu reste au poste de Premier ministre est un jour qui coûte des milliards de shekels à l’économie israélienne », a déclaré le groupe dans un communiqué, faisant référence aux restrictions sur les entreprises dans le cadre du confinement national.

« Le moment est venu pour le Premier ministre de s’occuper des citoyens et non de ses intérêts », a-t-il ajouté.

Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au carrefour de Shilo en Cisjordanie, le 8 octobre 2020. (Crédit : Yossi Aloni / Flash90)

Lors d’une manifestation devant l’université Bar Ilan, dans le centre d’Israël, un manifestant a été légèrement blessé après avoir été attaqué avec une bombe lacrymogène, selon les médias. Il a été évacué au centre médical Sheba voisin à Ramat Gan pour y être soigné. La police a ouvert une enquête sur l’incident.

Le cabinet du Premier ministre a déclaré dans la soirée de mardi soir que les ministres avaient approuvé lors d’un vote téléphonique l’extension des mesures de confinement, notamment les limites aux manifestations. Elles resteront en place au moins jusqu’à mardi.

Israël a imposé un nouveau confinement à l’échelle nationale avant les grandes fêtes le mois dernier pour freiner la flambée de l’épidémie de coronavirus. La Knesset a adopté la semaine dernière une loi permettant au gouvernement de déclarer un état d’urgence spécial d’une semaine pour limiter la participation aux rassemblements en raison de la pandémie. Le gouvernement a ensuite déclaré l’état d’urgence, limitant tous les rassemblements publics à un rayon d’un kilomètre du domicile.

Des Israéliens manifestent contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur la place Dizengoff à Tel Aviv, le 8 octobre 2020. (Crédit : Tomer Neuberg / Flash90)

Netanyahu a affirmé que les restrictions étaient motivées par des questions de sécurité alors que le pays lutte contre une pandémie galopante, mais les critiques et les manifestants l’accusent de resserrer le verrouillage pour réduire au silence les protestations.

Des milliers d’Israéliens participent à des manifestations hebdomadaires devant la résidence officielle de Netanyahu à Jérusalem depuis plusieurs mois, appelant le Premier ministre de longue date à démissionner alors qu’il est jugé pour corruption.

Depuis que le confinement a été approuvé le mois dernier, des dizaines de milliers d’Israéliens ont organisé des manifestations au coin des rues et sur les places publiques près de chez eux contre Netanyahu et sa gestion de la crise du coronavirus et ses conséquences économiques.

Israël a d’abord été félicité pour sa réaction en février de confinement rapide pour freiner la propagation du coronavirus. Mais, après la réouverture de l’économie et des écoles en mai, les nouveaux cas ont flambé, jusqu’à atteindre l’un des taux les plus élevés au monde par rapport au nombre d’habitants.

Après près de trois semaines de confinement, le nombre de nouveaux cas quotidiens diminue progressivement, mais l’infection continue de se propager, en particulier parmi la communauté ultra-orthodoxe durement touchée.

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