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Des élus du Likud visitent l’avant-poste illégal de Homesh

La Liste arabe s'unit derrière Beita, dont les habitants ont affronté Tsahal lors de manifestations contre Evyatar

Des députés de la Liste commune rendent une visite de solidarité le 2 janvier 2022 au village palestinien de Beita, dans le nord de la Cisjordanie, où les habitants participent à des manifestations régulières depuis des mois, et se heurtent souvent aux FDI en raison de l'établissement de l'avant-poste illégal Evyatar à proximité. (Liste arabe unie)
Des députés de la Liste commune rendent une visite de solidarité le 2 janvier 2022 au village palestinien de Beita, dans le nord de la Cisjordanie, où les habitants participent à des manifestations régulières depuis des mois, et se heurtent souvent aux FDI en raison de l'établissement de l'avant-poste illégal Evyatar à proximité. (Liste arabe unie)

Plus d’une dizaine de législateurs ont participé à deux visites de solidarité opposées dimanche dans le nord de la Cisjordanie, qui est devenu un point chaud de la violence israélo-palestinienne ces dernières semaines.

Une délégation de droite composée principalement de députés du Likud a visité l’avant-poste illégal de Homesh, qui a été le théâtre d’une attaque terroriste le mois dernier au cours de laquelle un terroriste palestinien a ouvert le feu sur un groupe d’étudiants de yeshiva israéliens rentrant chez eux après une journée d’étude, tuant Yehudah Dimantman, 25 ans.

Parmi les participants figuraient les députés Yuli Edelstein, Nir Barkat, Eli Cohen, Yoav Kisch et Ofir Katz du Likud, Michal Waldiger du parti Sionisme religieux et Moshe Abutbul du Shas. Les députés ont profité de cette visite pour intensifier les appels lancés par la droite israélienne en faveur de la légalisation du Homesh, dont l’État a constaté qu’il avait été construit sur des terres palestiniennes privées.

Il y a plusieurs années, la Haute Cour de justice a statué que les agriculteurs palestiniens possédant des titres de propriété sur ces terres devaient être autorisés à y accéder par l’armée. Dans la pratique, cependant, cela ne s’est pas produit. Au lieu de cela, une yeshiva israélienne ultra-nationaliste a été autorisée à fonctionner presque quotidiennement pendant plus de 15 ans, depuis que l’implantation de Homesh a été évacuée dans le cadre du désengagement unilatéral de Gaza et de quatre implantations du nord de la Cisjordanie en 2005.

Alors que les forces de sécurité ont rasé plusieurs structures que les résidents israéliens avaient érigées à Homesh en réponse à la fusillade de décembre, elles ont permis au bâtiment de la yeshiva de fortune de rester debout, malgré les pressions et les avertissements des élus de droite, y compris de certains membres de la coalition, selon lesquels la démolition du complexe dans son ensemble serait une « récompense pour le terrorisme ».

Des députés du Likud, du Sionisme religieux et du Shas rendent une visite de solidarité, le 2 janvier 2022, à l’avant-poste illégal de Homesh dans le nord de la Cisjordanie. (Courtoisie)

Homesh est le dernier de plusieurs avant-postes à faire l’objet d’un examen minutieux dans le nord de la Cisjordanie, où le gouvernement a empêché l’armée de démolir les localités illégales.

L’avant-poste voisin d’Evyatar, qui a été illégalement rétabli en mai alors que les forces de sécurité israéliennes étaient occupées à répondre à la violence à Gaza et dans les villes dites mixtes juives-arabes du pays, reste également intact plus de six mois plus tard. Une douzaine de familles de résidents d’implantations ont accepté de quitter la zone dans le cadre d’un accord avec le gouvernement qui a permis à l’avant-poste de rester et de mettre en place une présence militaire permanente qui surveillerait les caravanes vides pendant que le gouvernement détermine si l’avant-poste peut être légalisé ou non.

Le nouvel avant-poste a donné lieu à des manifestations hebdomadaires de la part des Palestiniens du village voisin de Beita, qui considèrent le hameau sauvage comme faisant partie d’un effort plus large d’Israël destiné à prendre le contrôle des terres de Cisjordanie que les Palestiniens considèrent comme faisant partie de leur futur État.

Les protestations ont souvent été violentes et les troupes de Tsahal ont fait usage de tirs réels contre les émeutiers, tuant au moins 10 personnes au cours des derniers mois. Les émeutes ont été extrêmes par nature, certains participants mettant notamment le feu à des étoiles de David et à des croix gammées, et elles ont galvanisé le soutien des Palestiniens de toute la Cisjordanie et de l’Autorité palestinienne (AP).

Dimanche, des membres de la Liste arabe unie se sont rendus à Beita et ont posé pour des photos avec les dirigeants de la ville ainsi qu’avec certains des adolescents qui ont été blessés lors des manifestations hebdomadaires. Les députés ont condamné la répression des émeutes par l’armée israélienne et ont appelé à la destruction des avant-postes juifs illégaux dans la région.

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