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Des familles d’otages bloquent Ayalon ; la CIA reproche au Hamas de bloquer l’accord

Pour William Burns, le groupe terroriste est à l'origine de l'impasse ; selon un officiel arabe, avoir tué les fils et petits-enfants de Haniyeh a conduit le Hamas à durcir ses exigences

La Route 1 Tel Aviv-Jérusalem bloquée par les familles des otages et d'autres sympathisants appelant à la libération des otages et à "brûler" les péchés du gouvernement - abandon, négligence, corruption, mépris de la vie humaine, fraude, intérêts politiques, indifférence, le 19 avril 2024. (Crédit : Amir Terkel/Mouvement de protestation pour la démocratie)
La Route 1 Tel Aviv-Jérusalem bloquée par les familles des otages et d'autres sympathisants appelant à la libération des otages et à "brûler" les péchés du gouvernement - abandon, négligence, corruption, mépris de la vie humaine, fraude, intérêts politiques, indifférence, le 19 avril 2024. (Crédit : Amir Terkel/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Des dizaines de parents d’otages du Hamas et leurs sympathisants ont bloqué l’autoroute principale entre Jérusalem et Tel Aviv vendredi, pour protester contre l’inaction du gouvernement en ce qui concerne le retour des personnes enlevées par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Les manifestants ont brûlé des barils installés au milieu de l’autoroute et brandi des pancartes avec des photos de leurs proches, appelant Israël à faire plus pour parvenir à un accord.

La police et les pompiers sont alors intervenus pour disperser les manifestants et éteindre les flammes.

Alors que les manifestants rejetaient la responsabilité sur le gouvernement israélien, le chef de la CIA, William Burns, dans un rare commentaire public, a rejeté sur le Hamas la responsabilité de l’impasse des négociations, affirmant que le groupe terroriste palestinien avait rejeté la dernière proposition.

Des parents et des sympathisants d’otages détenus à Gaza depuis les attaques du 7 octobre scandant des slogans en bloquant l’autoroute entre Tel Aviv et Jérusalem près de Latrun avec des barils enflammés, lors d’une manifestation appelant à leur libération, le 19 avril 2024.(Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

« Nous avons été profondément déçus de la réaction négative du Hamas », a déclaré Burns lors d’un événement organisé au Centre présidentiel George W. Bush, à Dallas.

« À l’heure actuelle, c’est cette réaction négative qui empêche les civils innocents de Gaza de recevoir l’aide humanitaire dont ils ont désespérément besoin », a-t-il ajouté.

Burns a déclaré qu’il ne pouvait pas garantir que les pourparlers vont aboutir.

« Et cela nous brise le cœur parce que nous pouvons voir en termes très humains ce qui est en jeu ici aussi », a-t-il déploré.

La récente proposition a fait l’objet d’un large consensus. Elle offrait une trêve temporaire de plusieurs semaines en échange de la libération de dizaines d’otages. Israël libérerait également des centaines de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël et permettrait d’augmenter l’aide à Gaza, où la crise humanitaire s’est aggravée avec les combats.

Toutefois, un haut fonctionnaire arabe a déclaré au Times of Israel que les conséquences de la frappe israélienne de la semaine dernière, qui a tué trois des enfants et quatre des petits-enfants du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, auraient contribué à l’impasse dans laquelle se trouvent actuellement les négociations.

La frappe est intervenue à un moment critique des négociations, avant que le Hamas ne doive fournir sa réponse à la dernière proposition, a déclaré le haut fonctionnaire arabe, notant que le groupe terroriste palestinien a par la suite durci ses exigences.

Les pourparlers ont également connu un nouveau revers cette semaine, lorsque le Qatar a déclaré qu’il cherchait à réévaluer son rôle de médiateur entre les deux parties, suite à de vives critiques.

Des pompiers arrosant d’eau des barils en feu après que des parents et des sympathisants des otages israéliens détenus à Gaza depuis les attaques du 7 octobre ont bloqué l’autoroute Ayalon entre Tel Aviv et Jérusalem près de Latrun, lors d’une manifestation appelant à leur libération, le 19 avril 2024. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le Qatar, les États-Unis et l’Égypte sont engagés depuis des semaines dans des négociations en coulisses pour obtenir une trêve à Gaza et la libération des otages israéliens – enlevés par le Hamas lors de l’assaut barbare du 7 octobre – en échange de prisonniers palestiniens détenus dans les prisons israéliennes.

Outre le fait que le Hamas a rejeté le dernier accord, les critiques formulées par un certain nombre de parlementaires américains démocrates et républicains à l’encontre de la manière dont le Qatar a géré les négociations ont contribué à la réévaluation complète de son rôle, selon le même responsable arabe.

Tout en précisant que la frustration du Qatar était principalement dirigée contre le gouvernement israélien, qui est à l’origine de la plupart des critiques à l’encontre de Doha, les responsables qataris ont fait remarquer que les récentes remarques des membres du Congrès ont également joué un rôle dans la décision de réévaluer le rôle de la médiation.

Un législateur démocrate de premier plan, le représentant Steny Hoyer du Maryland, a appelé en début de semaine les États-Unis à réévaluer leurs liens avec le Qatar si Doha ne parvenait pas à faire pression sur le groupe terroriste palestinien dans les négociations, et un groupe de législateurs républicains a présenté un projet de loi visant à priver Doha de son statut convoité d’allié majeur non-membre de l’OTAN.

Le Qatar a affirmé qu’il n’était qu’un médiateur n’ayant pas la capacité de faire pression sur les parties et que seuls Israël et le Hamas étaient responsables de la conclusion ou non d’un accord. L’État du Golfe soutient depuis longtemps le groupe terroriste palestinien et accueille ses dirigeants.

En annonçant sa décision de réévaluer son rôle de médiateur, le Premier ministre du Qatar n’a pas fourni de calendrier, mais certains analystes ont estimé qu’il était peu probable que Doha abandonne sa position.

Plus de six mois après l’assaut barbare du Hamas, 129 otages enlevés en Israël se trouveraient encore à Gaza, dont au moins 34 morts confirmés, sur les 253 capturés le 7 octobre. Leurs familles sont de plus en plus désespérées et organisent depuis des mois des rassemblements pour demander au gouvernement de conclure un accord en vue de leur libération.

Un accord de trêve d’une semaine conclu fin novembre a permis de libérer 105 otages en échange de 240 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël.

Trois otages ont été secourus par les troupes, et les corps de douze otages ont été récupérés par les troupes à Gaza, dont trois ont été tués par erreur par l’armée le 15 décembre.

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