Des géants du web suppriment des contenus antisémites en espagnol
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Des géants du web suppriment des contenus antisémites en espagnol

En 2016, environ 30 % des résultats de recherche en espagnol pour le mot "Juif" présentaient un contenu antisémite ; ce chiffre est aujourd’hui tombé à environ 3 %

"Terrorisme israélien" peint à la bombe en espagnol à Lujan de Cuyo, en Argentine. (DAIA Argentine via JTA)
"Terrorisme israélien" peint à la bombe en espagnol à Lujan de Cuyo, en Argentine. (DAIA Argentine via JTA)

BUENOS AIRES – Google, Facebook et YouTube ont réussi à retirer de leurs plateformes un pourcentage important de contenus antisémites en espagnol, a constaté un organisme de surveillance basé à Buenos Aires.

L’Observatoire du web, ou Observatorio Web – une initiative conjointe du Congrès juif latino-américain, une branche régionale du Congrès juif mondial, de l’organisation politique DAIA [Délégation des associations Israéliennes Argentine] qui abrite la communauté juive d’Argentine, et du centre communautaire juif AMIA – a publié un rapport le 25 septembre sur la prévalence de l’antisémitisme en ligne en espagnol. En 2016, environ
30 % des résultats de recherche en ligne en espagnol pour le mot « Juif » – « Judio » en espagnol – présentaient des contenus antisémites. Ce chiffre est aujourd’hui tombé à environ 3 %, selon le rapport.

La quantité de contenu antisémite dans les dix premiers résultats d’une recherche Google pour le seul mot “Judio” a chuté de 50 % au cours de l’année dernière.

L’espagnol est la deuxième langue la plus utilisée sur Facebook, et environ 30 % des contenus mentionnant des Juifs sur la plateforme en espagnol sont antisémites, selon le rapport. Parmi les contenus antisémites, environ 65 % comportaient le mot « sionisme » et environ 40 % le mot « Israël ».

« Israël et le sionisme sont les vecteurs de l’antisémitisme en ligne, c’est une tendance confirmée”, indique le rapport.

Dans le cas de YouTube, Observatorio Web a recensé 500 vidéos négationnistes en espagnol, désormais retirées par YouTube.

« Les sociétés commencent à combattre les les discours de haine, mais il reste encore beaucoup à faire », a déclaré le directeur de l’Observatorio Web, Ariel Siedler, au JTA.

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